SCÈNE II. - M. ROBERT, SGANARELLE, MARTINE
MONSIEUR RORERT.
Holà! holà! holà! Fi! Qu'est ceci? Quelle infamie! Poslc soit le coquin, de battre ainsi sa femme!
MARTINE, les mains sur les côtés, parle A M. Robert en te faisant reculer, et à la lin Ini donne un soufflet.
Et je veux qu^il me balte, moi.
'Si l'on en croit rédilcur des œiuros de Boileau publiées en 1713, l'original deSganarelle serait le perruquier l'Amour que Boileau célébra depuis dans b lutrin. Il ajoDie que Molière traça celle première scène sur ce que lui en avait «lit Boileau, circonstance coniirmée par Ménage et par Bro»setie : c Didier
> l'Amour, perruqnier qui deffienroU dans la cour du Palais, dit Brosselte, et • dont la boutique cloil sous l'escalier de la Saiute-Cliapelle, éloît un ^'os et » grand homme d'assez Ion air, vigoureux, el bien lait. Il avoil été marié deux »iois; sa première femme éioil extrOmcmcnt emporicv... Molièro a peint le
> caractère de l'un et de rauiic dans son Médecin malgré lui. »
2M LE MËDEClfi MALGRÉ LIL
MONSIECM ROBERT.
Ail ! j'y conseol de lout mon coror.
NARTUiE.
De quoi vous iiiêiec*vous ?
XONS1E0R ROBERT.
J'ai tort.
MARTIHB.
Ësl-cc là votre affaire?
MONSIEUR ROBERT
Vous avex raison.
MARTINE
Voyrz un peu cet impertinent qui veut empêcher les maris de battre leurs femmes !
MONSIEUR ROBERT
Je me rétracte.
MARTINE
Qu'avcz-vous à voir là-dessus?
MONSIEUR ROBERT
Rien.
MARTINE
l!!st-€c à VOUS d'y mettre le ucz^
MONSIEUR ROBBRT.
Non.
MARTINE
Iléloz-vous de \os arfaircs.
MONSIEUR ROBERT
Je ne dis plus mot.