SCÈNE 1. - PHILIS, MORON
HORON
Philis, demeure ici.
PQILIS.
Non. Laisse-moi suivre tes autres.
MORON
Ah ! cruelle, si c'étoit Tircis qui t en priât, tu denieureroî.s bien vite.
PHILIS
Cela se pourroit faire, et je demeure d'accord que je trouve bien mieux mon coinple avec l'un qu'avec Tautre; cor il me divertit avec sa voix, et toi tu m'élourdis de ton caquet, fjorsque tu chanteras aussi bien que lui , je te promets do l'écouter.
50 LA PKINGESSË DËLIDË.
MOROM.
Hél demeure un peu.
PHILU.
Je De saurois.
MOROM.
De grâce I
PHILIS
Point, te dis-je.
MOROlf , reieMuk Philis.
Je ne te laisserai point aller...
PHILIS
Ahl que de façons!
MORON
Je ne te demande qu'un moment à être avec toi.
PHILIS
Hé bien I oui , j*y demeurerai , pourvu que tu me promettes une chose.
MOROM.
Et quelle?
PHILIS
De ne me parler point du tout.
HORON
Hé! Philis.
PHILIS
A moins que de oela, je ne demeurerai point avec toi.
MORON
Veux-tu me...?
PHILIS
Laisse-moi aller.
MORON
Hé bien! oui, demeure. Je ne te dirai mot.
PBILIS.
Prends-y bien garde, au moins ; car à la moindre parole je prends la fuite.
Soit. ( Après ayoirfiiUiiae scène de geiles.) Ahl Philîs!... Hé!...