SCÈNE V
H ALI
Monsieur, je viens d'ouïr quelque bruit au-dedaiis.
ADRASTE
Qu'on se retire vite, e( qu'on éteigne les flambeaux. SCÈNE V. — DON PÉDRE, ADRASTE, HALL
DON PÈDRE, sortanl de sa inaisoD, en bonnet de nuit et en robe de chambr«, avec une épée tous son bra«.
U y a quelque temps que j'entends chanter à ma porte; et sans doute cela ne se fait pas pour rien. U faut que, dans l'obscurité, je tâche ji découvrir quelles gens ce peuvent être.
ADRASTE
Halif
H AU
Quoi?
ADRASTE
N'eu tends-tu plus rien?
HALI
Non.
(DoD Pèdre e«t derrière eux, qui les écoute.) ADRASTE.
Quoi ! tous nos efforts ne pourront obtenir que je parle un moment à cette aimable Grecque! et ce jaloux maudit, ce traître de Sicilien, me fermera toujours tout accès auprès d'elle!
HALI
Je voudrois, de bon cœur, que le diable l'eût emporté, pour la fatigue qu'il nous donne, le flcheux, le bourreau qu'il est. Ah! si nous le tenions ici, que je prendrois de joie à venger, sur son dos, tous les pas inutiles que sa jalousie nous fait faire !
ADRASTE
Si < faut-il bien, pourtant, trouver quelque moyen, quelque invention, quelque ruse, pour attraper notre brutal. J y suis trop engagé pour en avoir le démenti ; et, quand j'y devrois employer...
HALI
Monsieur, je ne sais pas ce que cela veut dire, mais la
■Pour, encore faut-il bion.
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porte est ouverte ; et, si vous le voulez, j'entrerai doucemenl pour découvrir d'où cela vient.
(DoD Pèdre se retire tur ta porte.) ADBASTE.
Oui, fais; mais sans faire de bruit. Je do m'éloigne pas de toi. Plût au ciel que ce fût la charman te' Isidore I
DON PÈDRE, doDDant un soufflet ^ Hall.
Qui va là?
HALI, rendant leioiiffletà don Pèdrè.
Ami.
Holà ! Francisque, Dominique, Sitnon, Martin^ Pierre, Thomas, Georges, Charles, Barthélémy. Allons, promptement, mon épée, ma rondache, ma hallebarde, mes pistolets, mes mousquetons, mes fusils. Vite, dépêchez. Allons, tue, point de quartier f