ACTE II, SGËNË IL
Et je lui fefoig voir, bientôt après la fête, Qu'une femme a toujours une vengeance prèle.
OAGON, à Donne.
Donc de ce que je dis on ne fera nui cas?
DORINE
I>e quoi vous plaignes-vous? Je jie vous parle pas.
^ ORGON
Qu'est-ce que tu fais donc?
DORIN! .
Je me parle à moi-même.
ORGONy à pan.
Fort bien. Pour châtier son insolence extrême, Il faut que je lui donne un revers de ma main.
(Il se met en posture de donner un soufBel à Dorine, et} à chaque mot qu'il dit à sa fille, H se tourne pour regarder Dorioe, qui se tient droite mus parler.)
Ma fille, vous devez approuver mon dessein...
Croire que le mari... que j'ai su vous élire...
(à Dorine.)
Que ne le parles-tu ?
DORINE
Je n^ai rien à me dire.
Encore un petit mot.
DORINE
li ne me plaît pas^ moi.
ORGON
Certes, je t'y guettois.
DORINE
Quelque soi le, ma foîl..
ORGON
Enfin, ma fille, il faut payer d'obéissnnce ; Et montrer pour mon choix entière déférence.
DORINE, en s'enfujant.
Je me moquerois fort de prendre un tel époux i.
ORGON, apr<*8 avoir manqué de donner un soufOei à Doriiir.
Vous avez là, ma fille, une peste avec vous. Avec qui, sans péché, je ne sa u rois plus vivre.
'CeTors est à h fois clair et précis; il ne reu(ui-me ni faute de françiis ni contre-sens, comme l'ont avancé d'habiles comment a leurs : Doriiie contiiuie d'exprimer ici lu pensée qu'elle exprimait tout à l'iioure; c'est comme si elle