PROLOGUE
Vous en savez plus que moi, Et, pour accepter l'emploi, J'en veux croire vos lumières.
meuccre.
Hé! la, la, madame la Muit, Un peu doucement, je vxmis prie; Vous avez dans le monde un iM'uit' De n^étre pas si reochérie.
On vous fait confidente, en cent elimats divers.
De beaucoup de bonnes a(¥aires ; Et je crois, à ptrler à sentimenis ouverts, Que nous ne nous en devons i^uères.
LA NOIT
Laissons ces contrariétés, Et demeurons ce que notis^ sommes.
N'apprêtons point à rire aux hommes, En nous disant nos vérUés.
MERCCIIE.
Adieu. Je vais là-bas, dans ma oemmission. Dépouiller promptement la forme de Mercure,
Pour y vêtir la figure
Du ville! d'Âmpbitryon.
LA NUIT
Moi, dans cet hémisphère, avec ma suite obscure, Je vais faire une station.
MERCURE
Bonjour, la Nuit.
LA NDlt.
Adieu, Mercure 2.
(Mercure descend de son nuage, Pt la Nail traider*: le théâtre.)
' Bruit pour réputation^ rtimor, fama,
' Molière, aprog ayoir vu qu'il ne pouvait tirer aucun parti du prologue de Piaule, ne reconnu point à Lucien, comme l'a dit Bayle. Ce fut dans la scène première du premier acte de l'Amphitryon latin qu'il p«isa la fable cbarmaulc du sien. Mercure, déjà sous la forme de Sosie, s'adresse à la Nuit, et Tinviie à continuer de ralentir sa marche pour prolonger les plaisirs de Jupiter; et il assure la déesse de te reconnaissance de ina!»re des dieux: Pergc, Nox, 01 occœpîstt : gère patri morem meo. Oplume, opiumo, optumam operam das; d»tam pulcfarc locas:
(Bret.)
FJN DU PKOLOGUE.
AMPHITRYON. 40.1