ACTE i, SCÈNE IV
MADAME DE SOTENVILLE.
Jour de Dieu! je rétraoglerois de mes propres maius, s'il falloil qu'elle forligoât ^ de rhoonélelé de sa mère.
MONSIEOR DE SOTENTILLE.
Corbleul je lui passerois mon épée au travers du corps, à elle et au galant, si elle avoil forfait à son honneur
GEORGE DANDIN
Je vous ai dit ce qui se passe, pour vous faire mes plaintes, et je vous demande raison de celle affaire-là.
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Ne vous tourmentez point : je vous la ferai de tous deux : et je suis homme pour serrer le bouton à qui que ce puisse être. Mais étes-vous bien sûr aussi de ce ^que vous nous dites 2?
GEORGES DANDIN
Très sûr.
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Prenez bien garde, au moins ; car, entre gentilshommes, ce sont des choses chatouilleuses, et il n'est pas question (Palier faire ici un pas de clerc.
GEORGE DANDIN
Je ne vous ai rien dit, ,vous dis-je, qui ne soit véritable.
M'amour, allez-vous-en parler à votre fille, tandis qu'avec mon gendre j'irai parler à Thomnlfe.
MADAME DE SOTENVILLE.
Se pourroit-il, mon fils, qu'elle s'oubliât de la sorte, après le sage exemple que vous savez vous-même que je kii ai donné I
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Nous allons éclaircir Taffaire. Suivez-moi, mon gendrp, et ne vous mettez pas en peine. Vous verrez de quel bois nous nous chauffons, lorsqu'on s'attaque à ceux qui nous peuvent appartenir.
GEORGE DANDIN
Le voici qui vient vers nous.
* Forligner, de forlineare, sortir liors de la ligue, «lëgcndrer. (Mciijigi'.j ' Vai Mais èlei-vou» bien sur de ce que vous diics?
544 GEORGE DANDIN