SCÈNE V. - DON JUAN, MATHURINE, CHARLOTTE, SGANARELLE
SGANARELLE, apercevaDt Halharioe.
Ahtahl
MATHURINE, à dou Juan.
MoDsieu, que faites-vous donc là avec Charlotte? Est-ce que vous lui parlez d'amour aussi ?
DON nJAN, l>at, à Maiborine.
Non. Au contraire, c'est elle qui me témoignoit une envie d'être ma femme, et je lui répondois que j'étois engagé avec vous.
CHARLOTTE, ^ àoa Juao.
Qu'est-ce que c'est donc que vous veut Mathurine?
DON JUAN, bas, à Charlotte.
Elle est jalouse de me voir vous parler, et voudroit bien que je Tépousasse; mais je lui dis que c'est vous que je veux.
MATHURINE
Quoi! Charlotte...
DON JUAN, bai, à Mathurine.
Tout ce que vous lui direz sera inutile ; elle s'est mis cela dans la tête.
CHARLOTTE
Quementdonc! Mathurine...
'Qnoiqne le lecteur n'ait pai besoin d'être renseigné sur les beautés d'une pièce de théâtre, et que nous sojons, comme no le voit, f<»rt sobre de cnmmenUiires admiratifs, nous nous laissons entraîner ici« pour nous joindre au lecteur, et remarquer avec lui l'admirable souplesse du talent de Molicro, qui sait peindre avec des traits si vrais une simple fille de campagne aux prises avec un roué de cour. Nous avons vu, depuis f» F9$tin d« Pierre^ bien des paysans sur la scène, mais ce n'est qu'ici que nous sommes vraiment au village.