ACTE IV, SCÈNE Ilh
DON JCAIf .
11 n'y a rien que je ne fisse pour vous.
MONSIEUR DIMANCHE
Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.
DON JUAN
Et cela est sans intérêt, je vous prie de le croire.
MONSIEUR DIMANCHE
Je n'ai point mérité cette grâce, assurément. Mais, monsieur...
DON XDAN.
Oh çà, moD8i«ar Dimanche, sans façon, voules-vous souper avec moi ?
MONSIEUR DIMANCHE
Non, monsieur, il faut que je m'en retourne tout à l'heure. Je...
DON JUAN, ae levant.
Allons^ vite un flambeau, pour conduire monsieur Dimanche; et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l'escorter.
MONSIEUR DIMANCHE, se levant aussi.
Monsieur, il n'est pas nécessaire, et je m'en irai bien tout seul. Mais...
(SgaDarelle ôte les sièges promptemcut.) DON JUAN.
Comment? Je veux qu'on vous escorte, et je m'intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et, de plus, votre débiteur.
Ah ! monsieur...
DON JUAN
C'est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.
MONSIEUR DIMANCHE
Si...
DON JUAN
Voulez-vous que je vous reconduise ?
MONSIEUR DIMANCHE
Âh! monsieur, vous vous moquez ! Monsieur...
DON JUAN
Embrassez-moi donc, s'il vous plait. Je vous prie encore
une fois d'être persuadé que je suis tout à vous, et qu'il n'y a rien au monde que je ne fisse pour voire service «.
(Il sort.)