LVIII.— Fragment de la réponse du roi de Pologne a la lbttab
précédente.
Monsieur , je ne puis que bien augurer de ma société littéraire , du moment qu'elle vous inspire le désir d'y être reçu. Un nom aussi distingué que le vôtre dans la république des lettres , un mérite plus grand encore que votre nom , doivent la flatter sans doute , et tout ce qui la flatte me touche sensiblement. Je viens d'assister à une de ses séances particulières. Votre lettre , que j'ai fait lire , a excité une joie qu'elle s'est chargée elle-même de vous exprimer. Elle seroit bien plus gi*ande cette joie , si la société pouvoit se promettre de vous posséder de temps en temps. Ce bonheur, dont elle connoîtroit le prix, en seroit un pour moi , qui serois véritablement ravi de vous revoir à ma cour. Mes sentim&ns pour vous sont tou-
■l . Considérations sur les mœurs tU ce siècle.
joars les mêmes; et jamais je ne cesserai d'ôtre bien sincèrement, monsieur, votre bien affectionné,
Stanislas, roi.
lix. — â m. de souanac , secr^tairs de la société littéraire
DE Nancy.
De Paris, le 4 avril ^51.
Monsieur , je crois ne pouvoir mieux faire mes remercimens à la société littéraire qu'en payant le tribut que je lui dois, avant même qu'elle ne le demande, et en faisant mon devoir d'académicien au moment de ma nomination; et comm9 je fais parier un monarque que ses grandes qualités élevèrent au trône de l'Asie , et à qui ces mêmes qualités firent éprouver de grands revers, je le peins comme le père de la patrie, l'amour et les délices de ses sujets; j'ai cru que cet ouvrage convenoit mieux à votre société qu'à toute autre. Je vous supplie d'ailleurs de vouloir bien lui marquer mon extrême reconnoissance, etc.