‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 232 sur 244 · Pièce de vers de Nichaut, poëte contemporain de Louis XI · texte numérisé non relu

Pièce de vers de Nichaut, poëte contemporain de Louis XI

yous loi conpoisse?, contre l\ futilité du soupçon de Fespionn^g^ politique , et 1^ ridicule de cçtte prétendue découverte ; elle n'a pas manqué de relever que vous aviez vécu parmi nous pendant toute la guerre, san? avoir jamais donné lieu de vous soupçonner, et qu'il n*y ^ nuU^ occasion de le faire dans le temps que nous sommes en pleine paij avec les pays auxquels ?ous tenez. Une conjecture jetée en passant, à l'occasion de votre voyage à Vienne et de vos engagemens en Flandre , a pu gisement prendre corps en passant d'une bouche à l'autre ; et la malignité en a sans doute profité. Ce qui m'a le plus scandalisjà en tout cela, c'est la conduite^ de quelques-uns de vos confrères. Mais, mon cher abbé, il y a de petits esprits et des âmes viles partout, même parmi les gen^ de lettres, même dans les sociétés littéraires. Mais enfin yous ne devez votre place qu'à vos succès.

Au reste , puisque vous voilà en repos , profitez de votre loisir pour mettre vos dissertations en état de paroître , ainsi que votre Histoire de Clément F, que nous attendons toujours à Bordeaux avec empressement. Le plaisir de chanter en chœur ne doit pas vous faire perdre le goût des plaisirs littéraires.

Quelques mois d'absence feront tomber tous les bruits ridicules, et vous serez à Paris aussi bien que vous y étiez avant cette tracasserie de femmelette. Je vous somme de votre parole pour le voyage de la Brède après votre résidence ; je calcule que ce sera pour le mois d'août. Votre départ me laisse un grand vide ; et je sens combien vous me manquez. N'oubliez pas mon trèijjç, vos prairies et vos mûriers de Gascogne, Je vous eptibrasse de tout ^lon cœur.

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