Ammien Marcellin, liv. XXY. — 3. Id., liy. XXYI
3. « Tous voulez des richesses ,^di8oit un empereur à son armée qui munoDroit : voilà le pays des Perses, allons en chercher. Croyez-moi , de tant de trésors que possédoit la république romaine, il ne reste plus rien ; et le mal vient de ceux qui ont appris aux princes à acheter la paix des barbares. Nos finances sont épuisées, nos villes détruites, nos provinces rainées. Un empereur qui ne connott d'autres biens que ceux de l'âme n'a pu honte d'avouer une pauvreté honnête. » {Id,, liv. XXIV.)
4. Cest une observation de Végèce; et il parott par Tiie Live que, si le nombre des auxiliaires excéda quelquefois, ce tut de bien peu.
pas oette f^roportioii des treapes atu^liairei, mais même il« remplirent de tolàaX» hBOtbana Im «oi^s de treiii^ artionaley.
Ainsi, ils établisseient des usages tout contraires à eeuic <|ui les aToient raidus maîtres de tout; et comme autrrfois leur poÛtique constante fut de se réseryer l'art militaire, et d'en priver tous leurs yolâfis, ils le détruisoient pimr lors chez eux, et TétaJUissoient ebez les autres.
Voici, en un mot, Tàistoire des Romains : ils vain(|uir«nt tous les peuples par leurs maxiznes; mais, lorsqu'ils y furent ponr^iius, leur république ne put subsister ; il Mlut changer de gouF^raement, et des maximes contraires aux premières, employées ^ans ce gouvernement nouveau, firent tomber leur grandeur.
Ce a*est pas la fortime qui domine le inonde : on peut le demaïader aux RcHBainS) qui eurent une suite oontinueile de pro^rités quand ils se go«remtont sur un certain plan, et une Soile non interrompue de revers Itnrsqu'ils se conduiàreiâ sur un autre. U j a des causes géaérales, soit morales, eeit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, Tétèrent, la maintienneat , eu la i»écq>itent; tous les accidens sont soumis à ces causes^ et si lu heisard d'une bataille , c*est-À-dire une cause particulière a nûné un £tat, il y avc^t une cause générale qui faûso^it que cet Ëtat devoit périr par une seule bataille. Su un mot , l'allure prindpàlie entraîne avec elle tous les accidens particuliers.
Nous voyons que depuis près de deux siècles les troupes de terre de Danemark ont presque toujours été battues par oeiles de Suède. Il faut qu'indépendamment du courage des deux nations ut du sort des armes, il y ait dans le gouvernement danois, Bùlitaire ou civil, un vice intérieur qui ait produit cet effet; et |e ne le enus point difficile à découvrir.
Enfin, les Romuns p?i*dirent leur discipline militaire; ils abandonnèrent' jusqu'à leurs propres armes. Yégèce dit que les soldats les trouvant tsop pesantes , ils obtinrent de l'empereur Gratie& de quitter leur cuirasse et ensuite leur casque : de façon qu'e^osés aux coups sans défense , ils ne songèrent plus qu'à tnk*.
Il ajoute qu'ils avoîent perdu la coutume de forcer leur camp, et que, par cette négligence, leurs armées furent enlevées par la cavalerie des barbares.
La cavalerie fut peu nombreuse chez les premiers Romains : elle ne faisoit que la onzième partie de la légion, et très-souvent motns; et ce qu'il y a d'extraordinaire, ils en avoîent beaucoup moins que nous, qui avons tant de sièges à faire, où la cavalerie est peu utile. Quand les Romains furent dans la décadence, ils n'eurent presque plus que de la cavalerie. Il me semble que, plus une
< . De re militari , îîb ï, cap. xx.