‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 1050 sur 1159 · A Mme la COMTESSE DE PONTAC · texte numérisé non relu

A Mme la COMTESSE DE PONTAC

De Clérac , à Bordeaux.

Vous êtes bien aimable, madame , de m’avoir écrit sur le mariage de ma fille 4 ; elle et moi vous som-

1 L’Esprit des Lois.

2 II s’agit ici d’une petite pièce de poésie envoyée poi étrennes de la nouvelle année à mademoiselle de Montesquiei Cette pièce a été imprimée dans le Mercure de 1745, avec traduction en français, par M. le Franc de Pompignan.

3 Madame la comtesse de Pontac se fit autant remarqui par son esprit et par ses liaisons avec les gens de lettres qu’el brilla par sa beauté.

4 il venait de la marier à M. de Secondât d’Agen , genti nomme d’une autre branche de sa maison , dans la vue c conserver ses terres dans la famille, au cas que son fils, qi était marie depuis plusieurs années, continuât de n’avoir poil d. enfants. Mademoiselle de Montesquieu fut d’un grand si

mes très-dévoués; et nous vous demandons tous deux l’honneur de vos bontés. J’apprends que les jurats 1 ont envoyé une bourse de jetons, de velours brodé, à l’abbé Venuti : je croyais qu’ils ne sauraient pas faire cela même. Le présent n’est pas important; mais c’est le présent d’une grande cité; et ce régal aurait encore très-bon air en Italie : mais là il n’a pas besoin de bon air, parce que l’abbé y est si connu , qu’on ne peut rien ajouter à sa considération. Dites, je vous prie, à l’abbé de Guasco que je ne puis comprendre comment les échos ont pu porter à monsieur le Mercure de Paris des vers 2 faits dans le bois de la Brède. Je suis fort fâché de ne l’avoir pas su plus tôt, parce que j’aurais donné ce sonnet en dot à ma fille. J’ai l’honneur d’être , madame, avec toute sorte de respect.

Page 1