‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 528 sur 1159 · CHAPITRE XIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIY

De l’état politique des peuples qui ne cultivent point les terres.

Ces peuples jouissent d’une grande liberté; car, comme ils ne cultivent point les terres , ils n’y sont point attachés : ils sont errants , vagabonds ; et , si un chef voulait leur ôter leur liberté , ils l’iraient d’abord chercher chez un autre, ou se retireraient dans les bois pour y vivre avec leur famille. Chez ces peuples , la liberté de l’homme est si grande qu’elle entraîne nécessairement la liberté du citoyen.

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