ACTE II, SCÈNE V
Connois-moi pour ton infortune; Je suis Éole, roi des vents.
Partez, mes orageux suivans, Faites ce qu'ordonne Neptune.
[Ce commandement d'Éole produit un spectacle étrange et merveilleux tout ensemble. Les deux vents qui éloient à ses côtés suspendus en l'air s'envolent, l'un à gauche et lauirc à droite : deux autres remontent avec lui dans le ciel sur le même nuage qui les vient d'apporter; deux autres, qui éloient à sa main gauche sur les ailes du théâtre, s'avancent au milieu de l'air, où, ayant fait un tour, ainsi que deux tourbillons, ils passent au côté droit du théâtre, d'où les deux derniers fondent sur Andromède, et, l'ayant saisie chacun par un bras, ils l'enlèvent de l'autre côté jusque dans les nues.)
ANDROMÈDE
0 ciel!
CÉPHÉE
Ils l'ont saisie , et l'enlèvent en l'air.
Ah ! ne présumez pas ainsi me la voler;
Je vous suivrai partout malgré votre surprise.