‹ Œuvres complètes de P. CorneilleChapitre 173 sur 343 · SCENE IL — D. MANRIQUE, D. LOPE. D. ALVaI · texte numérisé non relu

SCENE IL — D. MANRIQUE, D. LOPE. D. ALVaI

D. MANRIQUE

Qui VOUS traite le mieux, la fortune, ou l'amour? La reine charme-t-elie auprès de dons Elvire?

D. ALVAR

Si j'emporte la bague, il faudra vous le dire.

D. LOPE

':arlos vous nuit partout , du moins à ce qu'on croit.

D. ALVAR

Il fait plus d'un jaloux , du moins à ce qu'on voit.

D. LOPE

Il devroit par pitié vous céder l'une ou l'autre.

D. ALVAR

Plaignant mon intérêt, n'oubliez pas le vôtre.

D. MANP.IQ-JE.

De vrai, la presse est grande à qui le fera roi.

D. ALVAR

Je vous plains fort tous deux, s'il vient à bout de moi.

D. MANRIQUE

Mais si vous le vainquez, serons-nous fort à plaindre?

D. ALVAR

Quand je l'aurai vaincu, vous aurez fort à craindre.

D. LOPE

Oui, de vous voir longtemps hors de combat pour nous.

D. ALVAR

Nous aurons essuyé les plus dangereux coups.

D. MANRIQUE

L'heure nous tardera d'en voir l'expérience.

D. ALVAR

On pourra vous guérir de cette impatience.

D. LOPE

De grâce , faites donc que ce soit promptement.

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