‹ Œuvres complètes de P. CorneilleChapitre 207 sur 343 · ACTE I, SCÈNE lU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE lU

NICOMÈDE

Oui. madame: el j'espère Que vous iL'y servirez auprès du roi mon père.

ARSINOÉ

Je vous y servirai comme vous l'espérez.

NICOMÈLE.

De votre bon vouloir nous sommes assurés.

ARSINOÉ

Il ne tiendra qu'au roi qu'aux effets je ne passe

NICOMÈDE

Vous voulez à tous deux nous faire cette grâce?

ARSINOÉ

Tenez-vous assuré que je n'oublierai rien.

NICOMÉDE.

Je connois votre cœur, ne doutez pas du mien.

ATTALE

Madame, c'est donc là le prince Nicomède?

NICOMÈDE

Oui, c'est moi qui viens voir s'il faut que je vous cède,

ATTALE

Ah ! seigneur, excusez si, vous connoissant mal....

Prince, faites-moi voir un plus digne rival.

Si vous aviez dessein d'attaquer cette place,

Ne vous déparlez point d'une si noble audace :

Mais, comme à son secours je n'amène que moi.

Ne la menacez plus de Home ni du roi.

Je la défendrai seul; attaquez-la de même,

Avec tous les respects qu'on doit au diadème.

Je veux bien mettre à part, avec le nom daîné,

Le rang de votre maître où je suis destiné;

Et nous verrons ainsi qui fait mieux un brave homme,

Des leçons d'Annibal, ou de celles de Rome.

Adieu; pensez-y bien, je vous laisse y rêver.

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