‹ Œuvres complètes de P. CorneilleChapitre 261 sur 343 · SCÈNE II. — GARIBALDE · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — GARIBALDE

Quelle confusion! et quelle tyrannie

M'ordonne d'espérer ce qu'elle me dénie 1

Et de quelle façon est-ce écouter des vœux,

Qu'obliger un amant à travailler contre eux?

Simple 1 ne prétends pas , sur cet espoir frivole ,

Que je lâche à te rendre un cœur que je te vole.

Je t'aime , mais enfin je m'aime plus que toi.

C'est moi seul qui le porte à ce manque de foi;

Auprès d'un autre objet c'est moi seul qui l'engage ;

Je ne détruirai pas moi-mêma mon ouvrage.

Il m'a choisi pour toi, de peur qu'un autre époux

Avef crop de chaleur n'embrasse ton courroux;

Lidis lui-mèm.e il se trompe en l'amant qu'il te donne.

Je t'ain^.e, et puissamment, mais moins que la couronne;

Et mon ambition, qui tâche à te gagner,

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