SCÈNE IV. — PHOCAS, HÉRACLIUS. PULCHÉRIE, MARTIAN, CRISPE, gardes
CRISPE
Seigneur, vous devez tout au grand cœur d'Exupère; Il est l'unique auteur de nos meilleurs destins. Lui seul et ses amis ont dompté vos mutins; Il a fait prisonniers leurs chefs qu'il vous amène.
PHOCAS
Dis-lui qu'il me les garde en la salle prochaine; Je vais de leurs complots m'éclaircir avec eux.
{Crispe s'en va , et PJiocas parle à HéracUus.) Toi, cependant, ingrat, sois mon fils, si tu veux. En l'état où je suis , je n'ai plus lieu de feindre. Les mutins sont domptés, et je cesse de craindre.
(A Pulchérie.) Je vous laisse tous trois. Use bien du moment Que je pren's pour en faire un juste châtiment; Et, si tu n'aimes mieux que l'un et l'autre meure. Trouve, ou choisis mon fils, et l'épouse sur l'heure; Autrement, si leur sort demeure encor douteux, Je jure à mon retour qu'ils périront tous deux. Je ne veux point d'un fils dont l'implacable haine Prend ce nom pour affront , et mon amour pour gêne. Toi....
PULCHÉRIE
Ne menace point; je suis prête à mourir.
PHOCAS
A mourir! jusque-là je pourrois te chérir! N'espère pas de moi cette faveur suprême ; Et pense....
PULCHÉRIE
A quoi , tyran?
PHOCAS
A m'épouser moi-même,