CHANTJËIÎ AU MARIAGE DE MON AMI B. WILHSM
AïK -. Ehî le cœur à la danse.
Du célibat fidèle appui,
Je vois avec colère L'Amour essuyef aujourd'hui
Les larmes de son frère. Grâces, talents, et vertus.
DB BfiRANGBR. 107
Ont droit à mille tributs ; Mais un célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :
On n'aura rien à faire Chez de pareils époux.
Monsieur prend femme, c'est fort bien ;
Il la prend jeune et belle ; Mais, comptant ses amis pouV rien,
Monsieur la prend fidèle.
Il faudra dans cmquante ans Célébrer leurs feux constants.
Non, tout célibataire^ Ne peut chanter des nœuds si doux :
On n'aura rien à faire
Chez de pareils époux.
Morbleu î qui n'aurait de l'humeur
En pensant que madame De monsieur fera le bonheur, Bien qu'elle soit sa femme ?
• Jours de paix et nuits d'amour; Le diable y perdra son tour.
Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :
On n'aura rien, à faire
Chez de pareils époux.
Encor si l'Amour avait pris
Une dtme en cachette !
Mais le plus heureux des maris,
En quittant sa couchette,
Demain se pavanera.
Et les mains se frottera. . .
Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux
On n'aura rien à faire
Chez de pareils époux.