‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 100 sur 167 · LA FUITE DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LA FUITE DE L'AMOUR

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Je vois déjà se déployer tes ailes , Amour; adiou ! mon bel âge est passé.

D'un air moqueur les Grâces infidèles Montrent du doigt mon réduit délaissé. S'il fut des jours où j'ai maudit tes armes , Savais-je , bêlas ! que tu m'en punirais ? Ah ! plus j Amour, tu nous causes de larmes , Plus j quand tu fuis , tu laisses de regrets.

3e reposais du sommeil de F^ifance Lorsqu'à ta voix mes yeux se sont ouverts ; Dans la beauté j'adorai ta puissance , Et vins m'offrir de moi-même à tes fers. Si jeune encor j'ignorais tes alarmes.

Tes sombres feux, le poison de tes traits. Ah ! plus, Amour, tu nous causes de larmes, Plus , quand tu fuis , tu laisses de regrets

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