DE TURLUPIN
Doux censeur des grandeurs fausses , Aux pauvres , ses bons amis , En rafistolant ses chausses j Il disait y pauvre et mal mis :
Au vrai bonheur puisqu'il mène.
Ah!
Le sabot vaut bien rescârjMU.
Que l'on prenne , prenne , prenne Des leçons de Turlupin.
— Du roi viens voir la personneé — Non , répoi»dait*il , jion pas.
Otera-t-il sa couronne Quand je mettiral chapeau bas ?
Ma foi y s'il faut crier vive !
Ah! Vive l'ami qui cuit mon pain !
Que l'on suive , suives , suive L'exemple de Turlupin.
— Chante au peuple des dimanches Les vainqueurs pour dix écus.
— Moi, déshonorer mes planches !
Non , dit-il , gloire aux vaincus !
— En prison suis-nous donc vite —Ah!
Je vous suis , monsieur de Crispin.
33a ORAISON FUNÈBRE, ETC.
Qu'on imite, imite, imite Ce beau tniit de Turlupin.
Veux- tu qu'Ignace t'assiste ?
— Non , fi de ces noirs manteaux !
Entre eux et nous il existe
Rivalité de tréteaux.
Ton dieu , Marie Alacoque ,
Ab!
N'est pas plus mon dieu que Jupin.
Qu'on invoque , invoque , invoque Le dieu du boa Turlupin.
Messieurs , honorons la cendre De qui n'eut qu'un seul défaut.
Sa mère était chaude et tendre , Turlupin fut tendre et chaud.
Il eût de la pomme d'Eve , Ah!
Croqué jusqu'au dernier pépin.
Qu'on élève , élève , élève Une tombe à Turlupin.
i: nii>edesbol«,eie.
yu'il est encor le moins trompeur des deux-
Avril 18U.
Aii: Guide mes pas, 6 Providence I (des Deux Journées. \
PREMIER GRENADIER
 notre poste on nous oublie.
Richard , minuit sonne au château.
DEUXli:ME GRENADIER.
Nous allons revoir Tltalie.
Demain j adieu Fontainebleau !
PREMIER GRENADIER
Par le ciel ! que j'en remercie , I/ile d'Elbe est un beau climat.
Fût-elle au fond de la Russie , Vieux grenadiers, suivons un vieux soldat.