‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 16 sur 167 · DES PEUPLES · texte numérisé non relu

DES PEUPLES

« De votre sang ne livrez plus la source (c Aux rois ingrats y aux vastes conquérants. « Des astres faux conjurez l'influence ; a Effroi d'un jour, ils pâliront demain. (c Peuples, formez une sainte alliance, « £t donnez-vous la main.

a Oui, libre enfin , que le monde respire; <c Sur le passé jetez un voile épais.

« Semez vos champs aux accords de la lyre ; ce L'encens des arts doit brûler pour la paix. ce L'espoir riant , au sein de; l'abondance, a Accueillera les doux fruits de l'hymen. c( Peuples, formez une sainte alliance, ^ « Et donnez-vous la main. »

Ainsi parlait cette vierge adorée.

Et plus d'un roi répétait ses discours. Comme au printemps la terre était parée , L'automne en fleurs rappelait les amours ' . Pour l'étranger coulez bons vins de France : De sa frontière il reprend le chemin.

Peuples, formons une sainte alliance; Et donnons-nous la main.

I. L'automne de 18(8 fut d'une beauté remarquable: beaucoup d*arbres fruitiers refleurirent, même dans le nord de la France.

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