Pie VU
5. M. le duc D...:. venait d'obtenir l'iionneur d'avoir la duçliessed^Angouléme pour marraine de son fils.
£t nous refessons Les jolis petits, les jolis garçons.
Si tout ne changeait dans peu , Si l'on croyait la canaille , La Charte serait de feu y £t le monarque de paille.
Nous avons le secret d^en haut :
La Charte de paille est ce qu'il nous faut.
C*est litière pour la prétraille ; Elle aura la dîine , et nous les moissons. Et puis nous fessons y Et nous refessons Les jolis petits , les jolis garçons.
Du fond d'un certain palais Nous dirigeons nos attaques.
Les moines sont nos valets :
On a refait leurs casaques.
Les missionnaires sont tous Commis voyageurs trafiquant pour nous.
Les capucins sont nos cosaques :
A prendre Paris nous les exerçons \ Et puis nous fessons ,
«. On voyait surgir des capacins dans piasieurs départemens , et quelquesuns tentèrent de se montrer à Paris.
LES RÉVÉRENDS PÈRES. Sg
Et nous refessons Les jolis petits , les jolis garçons.
Enfin reconnaissez-nous Aux âmes déjà séduites.
Escobar va sous nos coups Voir vos écoles détruites.
Au pape rendez tous ses droits ; Léguez-nous vos biens, et portez nos croix.
Nous sommes j nous sommes jésuites ; Français, tremblez tous : nous vous bénissons ! Et puis nous fessons , Et nous refessons Les jolis petits , les jolis garçons.
/,a LES ENFANTS DE LA FRANCE.
Prends son flambeau, laisse dormir sa lance ;
Instruis le monde, et cent peuples divers Chanteront en brisant leurs fers :
Honneur aux enfants de la France !
Relève-toi, France, reine du monde !
Tu vas cueillir tes lauriers les plus beaux. Oui , d'âge en âge une palme féconde Doit de tes fils protéger les tombeaux. Que près du mien , telle est mon espérance , Pour la patrie , admirant mon amour, Le voyageur répète un jour :
Honneur aux enfants de la France !
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