LA COURONNE
l^e Français, poëte et guerrier, Sert les Muses et la Victoire.
Le front ceint d'un double laurier, Il triomphe et chante sa gloire.
Quand du rang qu'il doit occuper 11 tombe , trahi par Bellone , Le sceptre lui peut échapper, Mais il conserve sa couronne.
Belles , vous portez à quinze ans La couronne de l'innocence :
Bientôt viennent les cpurtisans ; Comme les rois on vous encense.
Comme eux de pièges séducteurs L'artifice vous environne ; Vous n'écoutez que vos flatteurs, • Et vous perdez votre couronne.
Perdreûme couronne ! A ces mots Chacun doit penser à la sienne.
Je n'ai point doublé les impôts :
Je n'ai point de noblesse ancienne.
Mon peuple], buvons de concert :
La place me parait si bonne !
N'allez pas avant le dessert Me faire abdiquer la couronne.
LES MISSIO^NAIRES.
iliR : Le cœur à U dai se , fie.
Satan dit un jour à ses pairs :
On en veut à nos hordes ; C est en éclairant l'univers
Qu'on éteint les discordes.
Par brevet d'invention J'ordonne une mission.
En vendant des prières, Vite soufflons , soufflons , morbleu !
Éteignons les lumières (
Et rallumons le feu.
Exploitons , en diables cafards ,
Hameau, ville et banlieue.
D'Ignace imitons les renards ^
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