‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 38 sur 167 · LA MARQUISE DE PRETINTAILLE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE DE PRETINTAILLE

Mes privilèges s^éteindraient Si nos étrangers ne rentraient ; A ma note aussi je travaille '.

En attendant forçons le roi De solder les Suisses pour moi.

Vils roturiers , Respectez les quartiers De la marquise de Pretintaille.

I. Alliuion4la fameuse note seerète^ ourtû^ d''an comité altra-congréganiste, qui sollicitait auprès des cours étrangères la rentrée en France des soldats de la Sainle-AUiance.

OU

MES ADIEUX A M. DUPONT (dr t'EURï),

bx-prbsidbut a la cour rotalb db rocbn.

CHANSON

PAITB ST CRAirTKB A ROUEll QUELQUES JOTTRS ATAHT I>ES

BLEcmom DE i8ao.

Air: Se vais bientôt quitter l*empire.

Dupont 9 que vient-on de m'apprendre ?

Quoi ! Ton tourmente vos amis !

J'ai des précautions à prendre ; Vous le savez , je suis commis '. (bis.) Dès qu'une amitié m'embarrasse , Soudain les nœuds en sont rompus, (bis.) Bien mieux que vous je sais garder ma place '.

i. A cette époque, Tauteur avait encore {^emploi d*expéditionnaire dans les bureaux de TUniversité.

3. M. Pasquier, garde-des-sceaux, avait destitué 11. Dupont de la présidence de la cour de Rouen.

Mon cher Dupont , je ne vous connais plus. Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.

Du peuple obtenez le suffrage ;

Moi j du pouvoir je crains les coups.

En vain la France rend hommage

A la vertu qui briUe en vous ;

A peine j'ose vous promettre

De vous rendre encor vos saluts :

Votre vertu pourrait me cohipromettre.

Mon cher Dupont, je ne vous connais plus. Dupont , Dupont , je ne vous connais plus.

Chez nous le courage importune ,

Et votre sage et noble voix

A fait trembler à la tribune

Ceux qui méconnaissent nos droits.

De vos discours on tient registre ;

Peut-être aussi les ai*je lus.

Mais les talents he font pas un ministre. Mon cher Dupont , je ne vous connais plus. Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.

Héritier de la gloire antique , Admiré de tous les Français , Le front ceint du rameau civique , Sous le chaume vivez en paix.

A votre renom j'ai beau croire ,

Je pense comme nos ventrus :

On ne vit pas de pain sec et de gloire. Mon cher Dupont , je ne vous connais plus. Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.

Oui, je vous fuis sans autre forme.

Vous que long-temps mon cœur aima ;

Je ne veux pas qu'on me réforme

Comme Pasquier vous réforma.

Adieu donc , honneur de la France !

Du préfet je crains les argus.

Avec Lisot * je ferai connaissance.

Mon cher Dupont , je ne vous connais plus. Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.

1 . Député mioistériel opposé à M. Dapont, dans le département de l*Eurc.

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