LA COURONNE DE BLUETS
Dans son conseil alors j'arrive (Où les rimeurs n'entrent-ils pas?) ; En joue il vous met sans qui vive !
Mais je l'aborde chapeau bas :
tt Jupin , de ton arrêt j'appelle ; Ta balance et tes poids sont faux :
Ta cour de justice étemelle A-t-elle eu ses gardes des sceaux ?
« Braque tes lunettes , vieux sire, Sur le front couronné par nous ; De la candeur c'est le sourire , De la bonté c'est l'œil si doux. Lorsque les carreaux de son foudre Chez nos sourds passent pour muets , Jupin ne mettrait-il en poudre Qu'une couronne de bluets? »
« Oh ! oh ! dit-il , qu'allais-je faire ? Ailleurs frappons ; mon foudre est chaud. » — « Frappe ; maïs sur notre hémisphère Vise donc plus bas ou plus haut. »
Heureux d'avoir su vous défendre, j'accours des célestes donjons.
Quant k Jupin , je viens d'apprendre Qu'il a foudroyé deux pigeons.
1/EPEE DE D\MOCLES.
Air : A soltanle ans) et^..
De Damoclès Tépée est bien connue ;
En songe y à table ^ il m'a semblé la voir.
Sous cette épée et menaçante et hue
Denys l'ancien me forçait à m'assèOir. (bis.)
Je m'écriais : Que mon destin s'achève ,
T^ COU j[)e en main ^ au doux bruit des concerts ! (bis.)
O vieux Denys ! je me ris de ton glaive ' ,
Je bois ) je chante » et je siffle tes vers, (^bis,)
Servez , disais-jé à messieurs de la bouché $ Versez, versez, messieurs du gobelet.
i. I>enys l*andén, tyran de Syntfase, était j «Somme on sait, nn métromane déterminé; il envoyait en prison ceux qni ne treavaient pas se» vers bons. Noos avons eu aussi en France des tt>is qui se mêlaient d*éerlre et de fiiire des vers. Qnant h l'àislolre dti festin de Damoclès , elle est trop connue ponr qu'il soit besoin de la rapporter ici.
Cette chanson appartient au règne de Louis XVUf , qui , de même que Denys, avait la manie d'écrire et a fait beaucoup de petits vers.