‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 92 sur 167 · X20 LE CONTRAT DE MARIAGE · texte numérisé non relu

X20 LE CONTRAT DE MARIAGE

a Sur les rois même il a régné , « Et met un sceau de vasselage c< A tous les gens dont j'ai signé « Le contrat de mariage. »

Le livre où j*ai puisé ceci Ajoute que l'époux morose Faillit mourir de noir souci , Et que d'un dicton il fut cause :

Dès qu'un mari peu résigné Prétait à rire au voisinage , Le roi, disait-on j a signé Son contrat de mariage.

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aaa LE CHANT DU COSAQUE.

Comme en un fort , princes , nobles et prêtres , Tous assiégés par des sujets souffrants y Nous ont crié : Venez ! soyez nos maîtres ; Nous serons serfs pour demeurer tyrans.

J'ai pris ma lance , et tous vont devant elle Humilier et le sceptre et la croix.

Hennis d'orgueil , ô mon coursier fidèle ! Et foule aux pieds les peuples et les rois.

J'ai d'un géant vu le fantôme immense

Sur nos bivouacs fixer un œil ardent.

Il s'écriait : Mon règne recommence !

Et de sa hache il montrait l'Occident.

Du roi des Huns c'était l'ombre immortelle :

Fils d'Attila , j'obéis à sa voix.

Hennis d'orgueil , o mon coursier fidèle !

Et foule aux pieds les peuples et les rois.

Tout cet éclat dont l'Europe est si fière , Tout ce savoir qui ne la défend pas , S'engloutira dans les flots de poussière Qu'autour de moi vont soulever tes pas. Efface , efface , en ta course nouvelle , Temples j palais , mœurs , souvenirs et lois. Hennis d'orgueil j 6 mon coursier fidèle ! Et foule aux pieds les peuples et les rois.

3,3 a^^ si^sa.

2a4 LE BON PAPE.

Du haut du trône où je me carre , Du ciel je tire le cordon.

Ma dondon ,

Riez donc 9

Sautez donc.

Convenez que sous la thiare Les amours ont un air altier.

Je suis entier.

Les pauvres peuples ne sont guère Qu'un ban d'esclaves abrutis , Où discorde , ignorance et guerre Recrutent pour tous les partis.

Quand sur euxle mal s'accumule , De tous les biens Dieu me fait don.

Ma dondon ,

Riez donc ,

Sautez donc.

Vénus met le pied dans ma mule, Bacchus remplit mon bénitier.

Je suis entier.

Que sont les rois ? de sots bélîtres , Ou des brigands qui , gros d'orgueil , Donnant leurs crimes pour des titres , Entre eux se poussent au cercueil.

A prix d'or je puis les absoudre,

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