‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 94 sur 167 · LES HIRONDELLES · texte numérisé non relu

LES HIRONDELLES

L'une de vous peut-être est née Au toit où j'ai reçu le jour ; Là d'une mère infortunée Vous avez dû plaindre l'amour.

Mourante, elle croit à toute heure

Sur leurs corps l'étranger, peut-être, Du vallon reproid le chemin ; Sous mon chaume il commande en maître ; De ma sœur il trouble l'hymen.

Pour moi plus de mère qui prie, Et partout des fers ici-has.

Hirondelles de ma patrie, De ses malheurs ne me parlez-vous pas ?

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