‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 168 sur 199 · I.E CKMSEIIR · texte numérisé non relu

I.E CKMSEIIR

Je vous en retiens un eximiplain*.

COL1.É

Vous mériteriez cpie je vous les dédiassi'.

LE CE.XSELR.

Vous pouvez les adre.ssL’r mieux, vous, monsieur Collé, ipii avez pour protecteur un jirince île

DK L’ALTKUR.

l’auguslc maison dont vous avez si bien fait parler le héros.

COLLÉ

Que ne me proléij;e-t-il eontie les eenst'urs!

LE CENSEL'R.

Et contre les feuilles périodicpies!

En elTet, elles sont la seconde plaie de la litlérature.

LE CENSEUR

Quelle est la première, s’il vous plaît V

COLLE

Je vous le laisse à deviner, et cours chez rimprimeiir, (pii in'allend.

LE CENSEUR

Un moment. Je sais que jour par Jour vous écrivez ce que vous avez dit et fait. Ne vous avisez point de transcrire ainsi notre (’oinersation.

COLLÉ

Vous n’y seriez point compromis.

LE CENSEUR

Bien; mais un Jour quelque (Rolier pourrait s’ap-

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PREFACE

puycr (le vos arguments, et, à l'abri de voire iioin, tenter de justifier

Ici récriture, absolument illisible, m’a privé du reste de ce dinlog;ue, qui n’est peut-être intéressant que pour un auteur placé dans une situation pareille à celle où Collé s'est trouvé. Malgré le soin qu’il avait pris de ne pas le joindre aux Mémoires de sa vie, ce que le censeur avait craint est arrivé; et l’écolier n'hésite point ù se servir du nom de son maître , au risque d’ètre en butte à de graves reproches. Mon ami l’érudit m’a annoncé qu’il m’en arriverait malheur, et, pour donner du poids au pronostic , m’a retiré sa dissertation sur les Jlanflont. Le public n’y perdra rien. Il doit l’augmenter considérablement, et l’adresser en forme de mémoire à la troisième elasse de l’Institut. Elle obtiendra peut-être plus de succès que Je n’ose en espérer pour mon recueil. Le moment serait mal choisi pour publier des chansons , si la futilité même des productions n’était une recommandation , a une épm|ue où l’un a plus besoin de se distraire que de s’occuper. Souhaitons que bientôt l’on puisse lire des poèmes épiques, sans souhaiter néanmoins qu’il en paraisse autant que chaque année voit eclorc de eliansonniers nouveaux.

Pnst-Scriplum de IH2I.

Je crois inutile d’ajouter aucune rèflexion à celle préface du recueil chantant que je publiai à la fin de J’ai fait depuis quel(]ues tentatives pour

étendre le domaine de la chanson. Le succi's seul peut les justifier. Des amateurs du genre pourront se plaindre de la gravité de certains sujets que j’ai cru pouvoir traiter. Voici ma réponse : I.a chanson

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