‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 179 sur 199 · LE CARDINAL ET LE CHANSONNIER · texte numérisé non relu

LE CARDINAL ET LE CHANSONNIER

Quel beau mandeinenl vous nous faites!

En mars 1829, M. de Clermont-Tonnerre, archevêque de Toulouse, publia un mandement pour le carême, où, dans une attaque aux lumières du siècle , il faisait une longue sortie contre moi et mes chansons, en félicitant toutefois les juges du châtiment qu’ils m’avaient infligé. C’est à la Force que j’ai eu le plaisir de lire ce morceau d’éloquence très-catholique, mais peu chrétienne.

En répondant à cette Éminence, morte depuis, je n’ai oublié ni son grand Age ni sa position sociale.

M. de Clermont-Tonnerre n’est pas le seul évêque qui m’ait honoré de son charital)le souvenir ; celui de Meaux , dans un mandement de même date, a lancé aussi contre moi les foudres de son éloquence, qui heureusement n’est pas celle de Bossuet.

Des jésuites elle raffole ;

On sait combien M. de Clermont-Tonnerre tenait aux jésuites, et l’on connaît ses protestations contre les ordonnances relatives à l’instruction publique.

*“ A chaque vers patriotique,

Le titre de poêle national qu’on veut bien me donner quelquefois, choquait particulièrement le prince de l’Église romaine.

” Dignes du bon Samaritain?

Dans l’évangile du bon Samaritain, un prêtre et un lévite passent d’abord auprès de l’homme expirant, sans lui porter secours. Pourtant Jésus-Christ ne dit point qu’ils insultent à son malheur. Mais c’est un hérétique qui lave et panse les blessures du moribond.

NOTES

Mais au Conclave on met la nappe,

Léon XII venait de mourir; le conclave s'assemblait, et l'archevêque de Toulouse se mettait en route pour Rome.

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