‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 184 sur 199 · L’ALCHIMISTE · texte numérisé non relu

L’ALCHIMISTE

Il ne faut pas croire que cette espèce de charlatans ou de fous ait entièrement disparu de la France. C’est l’un d’eux qui

NOTES

m’a donné l'idée de cette chanson. Il faut convenir que celui-là avait l'air d’une profonde conviction.

Ou (l’un vieux livre interroge les mots.

L'Hermés des anciens Égyptiens passait dans l’antiquité pour avoir découvert tous les secrets de la nature et les avoir transmis aux prêtres de son pays. I>a transmutation des métaux lui était attribuée ; de là le nom de science hermélique. Les prétendus livres qui portent son nom sont, dit-on, l’ouvrage des Grecs du Bas-Empire. Ils sont encore la régie des alchimistes et souffleurs, gens qui cherchent le grand œuvre ou la pierre phiiosophale , secret qui donne a la fois des trésors à volonté et la prolongation indéfinie de la vie humaine. Nicolas Flamel , qui eut la réputation chez nos aïeux d’avoir découvert la pierre philosophale, passait pour être devenu immortel, et je ne sais quel ancien voyageur raconte l’avoir rencontré en .4sie deux ou trois siècles après l’époque où il vécut.

Cll.VNT FUNÉR.MRE

SUR I.A MORT DF. MOX AMI (jCÉNESCOURT.

*“ Longtemps son nom se lire sur la pierre !

François Quénescourt, né à Péronne, où J’ai passé six ans de ma jeunesse, est mort à Nanterre, prés de Paris. J’ai reçu de lui les preuves de l’amitié la plus tendre et la plus constante. Cette chanson n’exprime qu’imparfaitement tous les services ipie eet ami m'a rendus. Voici l'épitaphe que je lui ai eom|K)stx* ; qui n’a pas connu cet homme d’un extérieur si simple , d’un ton si modeste, mais dont l’esprit était si élevé, le cœur si

NOTES

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parfait, ne peut apprécier le peu qu'ii y a de mérite dans ces quatre vers où J’ai tâché de le peindre ;

Vous, qui le rencontrant, n'avez pas reconnu Qu'un esprit cultivé, qu'une âme tendre et fière Brillaient sous l'humble habit de cet homme ingénu ;

Saluez le sous celte pierre.

LES CONTREB.\NDIERS.

Le Bon Sens d’un homme de rien est un livre d'un grand sens fait par un homme de beaucoup d'esprit. Dans un cadre fort original, l'auteur, philanthrope consciencieux et instruit, a traité beaucoup de questions économi(|Ucs qu'il a su revêtir d'une forme à la fois piquante et familière. Les questions politiques y sont également nbordrés avec une franchise toute bretonne. Le style de cet ouvrage , reman(uable par une correction sans recherche et une naïveté sans affectation, décèle un très-rare talent d’écrivain , fait pour s'illustrer dans la défense des intérêts populaires. A l’appui de cette opinion , on peut lire le discours prononcé par M. Bernard, à la Chambre, lors de la discussion sur la réforme du Code pénal.

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