LES HIRONDELLES
AiH (le ta romance de Joseph.
Captif au rivaire du Maure,
Un i;uerrier, courbé sous ses fers, Disait : Je vous revois encore. Oiseaux ennemis des hivers.
Hirondelles, que l’espérance Suit jusrpi’en ces bridants climats, Sans doute vous quittez la France :
De mon pays ne me [larlez-vous pas?
* CeUc ^légio, si remplie do regrets pour le sol natal, pour le toit dome^liquo, a reçu dcmièrcmoiit encore une consécration nouvelle. Plusieurs sol* üats de notre armée d'Afrique, prisonniers des Arabes, so réunissaient lo soir pour chanter la chanstm des Hirondellet , mais il leur était presque impossible d’aller jusqu’au dernier couplet , leur voix et leurs regards étaient olîiisqucs par les larmes. Ainsi les Hébreux captifs devaient chanter le Super (lumina liabylonit. . — et ils pleuraient — «’n se rop;>c/an/ Jéruiatem! .
M A. de Lemiid, l'auteur du dessin destiné à co cantique des Hirondelle* , a voulu rappeler, dans sa composition, le souvenir de nos soldats prisonniers des Arabes; et c’est pour prévenir le lecteur do l'idée du ctdébro artiste, que nous nous |iermcllons d écrire cette note au bas d'une chanson de Béranger.
{Sole de l’Éditeur.'
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DK BKRANGER.
Depuis trois ans je vous conjure D<! m’apporter un souvenir Du vallon où ma vie obscure Se Ijerçait d’un doux avenir.
Au détour d’une eau ejui cliemine A flots purs, sous de frais lilas, Vous avefe vu notre; chaumine :
D(> ce vallon ne me parlez-vous pas?
l.’une de vous peut-être est née Au toit où j’ai reçu le jour; fil d’une mère infortunée Vous avez dû plaindre l’amour.
■Mourante, elle croit à toute heure Entendre le bruit de mes pas;
Elle écoute, et puis elle pleure.
De son amour no me jiarlez-vous pas?
■Ma sœur est-elle mariée?
.\vi'z-vous vu de nos garçons La foule, aux noces conviée,