‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 38 sur 199 · LES FILLES · texte numérisé non relu

LES FILLES

COl’IM.ETS

A rx AMI QrK SA FEMME VENAIT DE RENDUE PÈRE D’I'NR yi ATRli-lME FILLE.

Air : Verânllon , ^'frâriUcUe , rerdrille.

Quand des fdles naissent chez vous Pour le plaisir de ce monde, Diles-moi, messieurs les époux, Pouixjuoi chacun de vous gronde.

Aux fdles, morbleu! nous tenons; Faites-en , faites-en de gentilles :

Qu’elles soient anges ou démons, Faites des fdles;

Nous les aimons.

Maris, toujours trop occupés.

Que, près des gens qui vous aident.

Aux femmes qui vous ont trompés Un jour vos ülles succèdent.

■Aux fdles, morbleu! nous tenons;

DE BERANGER. Ml

Faites-cn, faites-en de gentilles :

Qu’elles soient anges ou démons,

Faites des filles ;

Nous les aimons.

Pour les pères, pour les amants.

Fille d’humeur folle ou sage Ajoute aux charmes des beaux ans.

Ote à l’ennui du vieil ègc.

A leur cœur aussi nous tenons;

Faites-en, faites-en de gentilles :

Qu’elles soient anges ou démons,

Faites des filles;

Nous les aimons.

Pour Balyle aux fraîches couleurs Quand Anacréon détonne.

Les Grâces arrachent les fleurs Dont cet enfant le couronne.

Aux filles nous nous en tenons;

Faites-en, faites-en de gentilles ;

Qu’elles soient anges ou démons.

Faites des filles;

Nous les aimons.

Mais pour quatre filles buvons A toi, mari, qui nous aimes.

Pour nos fils nous te le devons;

Que n’est-ce, hélas! pour nous-mêmes!

A vos filles, oui, nous tenons;

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