‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 51 sur 199 · IR · texte numérisé non relu

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AIR : l'n soldat t jHir yin coup funeste.

D’anciens Gaulois, panvn's (>sclav»*s, l'n soir (|u'antonr il’cux loul donnail, l.i'vaic'nl la dinic sur les cav(*s Dn maître (|ui les opprimait.

Leur traité s’éveille :

U Ail! dit l’un d’enx, nous faisons des jaloux. » L’esclave est roi (piand le maître soninieille. » Enivrons-nons! ( f fois.

>1 .\mis, CO vin par notre maîtix'

» Fui confisqué sur des Gaulois Il Bannis du sol qui les vil nailtx'

Il Ixi jour mémo où mouraient nos lois.

>1 Sur nos fers qu’il rouille,

Il Le Temps écrit l’âtre d’un vin si doux.

Il Des malheureux partafreons la dépouille.

>1 Enivrons-nous!

Il Savez-vous où frit riiunilile piemi Il Des tîuerriers morts de notre temps?

DK BKRA^GKR.

1) lit plus dVpoust's 011 prièro;

» lit plus (It; lloiirs, nit'nie au printemps.

» bt lyre attentlrie

'I Ne redit plus Ituirs noms offaœs tous.

» Narju^ie du sot tpii meurt pour la patrie!

» Enivrons-nous!

» l>a lilM'rto conspin; enoore » Avec d(?s restes de vertu;

I) Elle nous dit : Voiei l’aurore;

» Peuple, toujours dormiras-tu?

» Déité qu’on vante,

» Recrute ailleurs des martyrs et dt“s Ibus.

" L’or te corrompt, la sjloire t’épouvante.

» Enivrons-nous!

» Oui, toute esi>érance est Itannie;

» No comptons plus les maux soulTerts.

Il Le marteau de la tyrannie >1 Sur les autels rive nos fers.

)i Au monde im tutelle,

I) Dieux tout-puissants, tpiel exempk; ollh'z-vous! Il .\u char des rois un prtHiX' vous attelle.

» Enivrons-nous!

» Rions (kss dieux, silllons les sages,

I) Flattons nos maltnis absolus.

I) Donnons-leur nos Ois pour otages :

Il On vit de honte, on n’en meurt plus.

>1 Le Plaisir nous venge;

IG

1) Sur nous du Sort il fait jrlisser les cuii|)S.

» Traînons galment nos chaînes dans la fange. » Knivrons-nous! »

lx‘ inaiti'e entend leurs chants d'ivresse ;

Il crie à des valets ; « Courez!

» Qu’un fouet dissipe l’allégresse » De ces Gaulois dégénérés. »

Du tyran qui gronde Pri'ts à subir la sentence à genoux ,

Pauvres Gaulois, sous qui trembla le monde, Enivrons-nous !

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