‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 54 sur 199 · MAUDIT PRINTEMPS · texte numérisé non relu

MAUDIT PRINTEMPS

Ai> ; C'esI à mon mnitre en fart de plâtre.

Je la voyais de ma fen(Hrc A la sienne tout ccl hiver :

Nous nous aimions sans nous connaître; Nos baisers se croisaient dans l’air.

Entre ces tilleuls sans feuillage,

Nous regarder comblait nos jours.

Aux arbres tu rends leur ombrage ; .Maudit printemps! reviendras-tu toujours?

Il SC perd dans leur voûte ol)scure (x't ange éclatant qui là-bas M’apparut, jetant la pâture .Aux oiseaux un jour de frimas :

Ils l’ap[)elaient, et leur manège Devint le signal des amours.

Non, rien d’aussi beau que la neige!

Maudit printemps! reviendras-tu toujours?

Sans toi je la verrais encore.

Lorsqu’elle s’arrache au repos,

Fraîche comme on nous peint l’.Vurore Du Jour entr’ouvrant les rideaux.

Page 1