‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 71 sur 199 · BONSOIR · texte numérisé non relu

BONSOIR

COUPLETS

A H. LAISNEY, IHPRIMEtn A PKBOXNE Air de la Képubtique.

Mon cher Laisney, trinquons, trinquons encore A nos beaux jours jjroinpteiuent écoulés.

Comme ils sont loin les feux de notrfi aurore! Que de plaisirs avec eux envolés!

■Mais de regrets faut-il qu’on se repaisse?

Non ; la gaité nourrit encor l’espoir.

Mon vieil ami, quand pour nous le jour hais.se. Souhaitons-nous un gai bonsoir.

Cinquante années ont passé sur ta tête;

J’ai de bien près cheminé sur tes pas.

Mais ces hivers ont eu leurs jours do fête;

Tout ne fut point aquilons et frimas.

Aurions-nous mieux employé la jeunesse ,

Vécu moins vite avec un riche avoir?

Mon vieil ami, quand pour nous le jour baisse. Souhaitons-nous un gai bonsoir.

Dans l’art des vers c’est toi qui fus mon maître : Je t’elfaçai sans te rendre jaloux.

Si les seuls fruits que pour nous Dieu fit naître Sont des chansons, ces fruits sont assez doux.

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