‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 73 sur 199 · POUR LA FÊTE DE MARIE · texte numérisé non relu

POUR LA FÊTE DE MARIE

( C'rM un dindon qoi eil c^nté pnrlrr.)

Air : Allez-vo\ti~fn y gens de la noce.

Ave, Maria! ma voisine.

Que le ciel daigne vous toucher !

■Mont-Rouge, où l’Esprit saint domine, .M’envoie ici pour vous prêcher.

DK BÉRANGER.

On exalta en vain votre grâce,

Votre gaîté, vos heureux goûts.

Clous! glous! glous! glous! (hix.) Reconnaissez la voix d’Ignace :

Pleurez et convertissez-vous.

Vous applaudissez aux liiiniéres D’un siècle aveugle et perverti;

Votre raison ne se plaît guères Qu'avec Voltaire et son parti.

-Ml ! préférez à leur audace L’c’sprit d’un frère coupe-choux.

Glous! glous! glous! glous! Uns.) Reconnais.sez la voix d’Ignace :

Pleurez et convertissez-vous.

Les arts vous tiennent sous le charme, Phéhus pour vous prend son archet; Mais leur gloire aussi nous alarme :

Demandez à l’ami Franchet Aigles et cygnes, quoi qu’on fass*;,

Sont toujours de méchants ragoûts.

Glous! glous! glous! glous! tjns.) Reconnaissez la ^ oix d’Ignace :

Pleurez et convertissez-vous.

f!e.ssez de vanter l’industrie

Dont votre éiroux .soutient l’honneur.

Vous croyez qu’il sert la patrie.

Que du travail naît le iKuiheur;

CHANSONS

Mais au peuple on rend la besace Pour qu’il dépende encor de nous.

Glous! glous! glous! glous! [bis.) Reconnaissez la voix d’Ignace :

Pleurez et convertissez-vous.

Vous êtes surtout bienfaisante,

Le pauvre au pauvre le redit;

.Mais la bonté reste impuissante Lors<pi'on est chez nous sans crédit.

V'oici les parts ([u’il faut qu’on fasse :

A nous l'or, aux pauvres les sous.

Glous! glous! glous! glous! [bis.) Reconnaissez la voix d’Ignace :

Pleurez et convertissez-vous.

Grâce à tous les gens de ma robt'

Qui sont martyrs en ces l>as lieux , Souffrez qu’à l’enfer je dérobe Votre âme si digne des cieux.

Avant peu, si Dieu nous fait grâce,

On rôtira d’autres (|ue nous.

Glous! glous! glous! glous! [bi.\.) Reconnais.sez la voix d’Ignace :

PItMirez et converti.ssez-vous.

Oui, Marie, en vain l’on se mocpie Du i)auvre père de la foi ;

Vos læaux esprits, que je provoque,

.\ table plairaient moins que moi.

'’m.’TsiÉù:. : : .

DE BÉRAMGER.

Qu’à la vôtre on me donne place, J’embellirai ce jour si doux.

Glous! glous! glous! glous! (bis.) l)e truffes parfumez Ignace ;

Riez et divertissez-vous.

COUPLETS

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