POUR LA FÊTE DE MARIE
( C'rM un dindon qoi eil c^nté pnrlrr.)
Air : Allez-vo\ti~fn y gens de la noce.
Ave, Maria! ma voisine.
Que le ciel daigne vous toucher !
■Mont-Rouge, où l’Esprit saint domine, .M’envoie ici pour vous prêcher.
DK BÉRANGER.
On exalta en vain votre grâce,
Votre gaîté, vos heureux goûts.
Clous! glous! glous! glous! (hix.) Reconnaissez la voix d’Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Vous applaudissez aux liiiniéres D’un siècle aveugle et perverti;
Votre raison ne se plaît guères Qu'avec Voltaire et son parti.
-Ml ! préférez à leur audace L’c’sprit d’un frère coupe-choux.
Glous! glous! glous! glous! Uns.) Reconnais.sez la voix d’Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Les arts vous tiennent sous le charme, Phéhus pour vous prend son archet; Mais leur gloire aussi nous alarme :
Demandez à l’ami Franchet Aigles et cygnes, quoi qu’on fass*;,
Sont toujours de méchants ragoûts.
Glous! glous! glous! glous! tjns.) Reconnaissez la ^ oix d’Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
f!e.ssez de vanter l’industrie
Dont votre éiroux .soutient l’honneur.
Vous croyez qu’il sert la patrie.
Que du travail naît le iKuiheur;
CHANSONS
Mais au peuple on rend la besace Pour qu’il dépende encor de nous.
Glous! glous! glous! glous! [bis.) Reconnaissez la voix d’Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Vous êtes surtout bienfaisante,
Le pauvre au pauvre le redit;
.Mais la bonté reste impuissante Lors<pi'on est chez nous sans crédit.
V'oici les parts ([u’il faut qu’on fasse :
A nous l'or, aux pauvres les sous.
Glous! glous! glous! glous! [bis.) Reconnaissez la voix d’Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Grâce à tous les gens de ma robt'
Qui sont martyrs en ces l>as lieux , Souffrez qu’à l’enfer je dérobe Votre âme si digne des cieux.
Avant peu, si Dieu nous fait grâce,
On rôtira d’autres (|ue nous.
Glous! glous! glous! glous! [bi.\.) Reconnais.sez la voix d’Ignace :
PItMirez et converti.ssez-vous.
Oui, Marie, en vain l’on se mocpie Du i)auvre père de la foi ;
Vos læaux esprits, que je provoque,
.\ table plairaient moins que moi.
'’m.’TsiÉù:. : : .
DE BÉRAMGER.
Qu’à la vôtre on me donne place, J’embellirai ce jour si doux.
Glous! glous! glous! glous! (bis.) l)e truffes parfumez Ignace ;
Riez et divertissez-vous.
COUPLETS