II
CHANSONS
l'HEHIKR (iRE.NADIEII.
I’i>r le ciel! (]ue j’en reiiiereie,
[/île d’Elbe est un beau elinial.
DEIKIÉME «RENADIER.
Fitl-elle au fond de la Russie,
Vieux f'renadiei's, suivons un vieux soldai.
KXSEMHLK.
Vieux içrenadiers, suivons un vieux soldai, Suivons un vieux soldai, [bis.)
DEIXIÈVIR (JREXADIER.
Qu’elles sont promptes les défaik» !
Où son! .Moscou, Wilna, Berlin?
Je crois voir sur nos liaïonneltes Luire encor les feux du Ktvinlin.
Et, livré par (pielipies pei’lidos,
Paris coûte à peine un combat !
Nos gibernes n'étaienl fias vides.
Vieux grenadiers, suivons un vi(‘ux soldat.
EREVIIER <;HENAI)IKR.
Chacun nous répète : Il abdicpie.
Qiu;l est ce mot? Apprends-le-nioi.
Rétablit-on la repnblicpie?
ÜEIXIK.VIE URENADIER.
Non, |)uis(iu’on nous ramène un roi.
L’empereur aurait cent couronnes.
Je concevrais (ju’il les cédAl ;
Sa main en faisait des aumônes.
Vieux gn'iiadiers, suivons un vieux .soldat.
DK KKIl AiNDKU. I(i:i
I‘Rë«IER che.nauikr.
l'no luiiiitTC, à ces fciu'Iros,
Brille à peine dans le château.
DECKIÈME CREN.ADIER.
Li^s valets à nobles anc(Mres Ont fui, le nez dans leur manteau.
Tous, dégalonnant leurs costumes.
Vont au nouveau chef de l'état De l’aigle mort vendre les plumes.
Vieux grenadiers, suivons un vieux soldat.
PRE.UIER r.RE.VAUlEK.
Des maréchaux, nos camarades.
Désertent aussi gorgés d’or.
DEUXIÈME laiEA'ADIER.
Notre sang paya tous leurs giades ;
Heureux qu’il nous en reste encor !
Quoi ! la Gloire fut en personne Leur marraine un jour de combat Et le parrain on l’abandonne!
Vieux grenadiers, suivons un vieux soldat.
PREMIER GRK.VADIER.
.\près vingt-cinq ans de s(M-vic(‘s J’allais demander du repos.
DEUXIÈME GRE.NADIER.
Moi, tout couvert de cicatric(“s.
Je voulais ipiitter les drapeaux.
Mais ipiand la liipieur est tarie.
Briser le vase est d'un ingrat.
CHANSOiNS
Adieu femme, enfants et patrie!
V'ieux grenadiers, suivons un vieux soldat.