‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 85 sur 199 · IK · texte numérisé non relu

IK

OHAI\SOi\S

Juif ou clirelien, tout le monde est prié Vite en carrosse,

Vite à la noce.

.\lleluia! le pape est marié.

.Vinsi chantait ce fou que je crois sage, Quand un impie arrive triomphant,

Pour nous parler d’un curé de village Que sa servante accuse d’un enfant.

Vite en carross(!.

Vite à la noce;

Juif ou chrétien, tout le monde est prié Vite en carross(!.

Vite à la noce.

.\lleluia! le Pa|>e est marié.

LES KOHÉMIENS.

AïK : Mon père m'a donne un mari.

Sorciers, bateleurs ou lilous.

Reste immonde?

D’un ancien monde;

Sorciers, bateleurs ou lilous,

(îais Bohémiens, d’où venez-vous’.'

J.£j .y üjJ£jy'J£i'Jri

D’oil nous venons? l’on n’en sait rien. L’iiironilelle D’où vous vient-elle?

D’où nous venons? l’on n'en sait rien.

Où nous irons, le sait-on bien?

Sans pays, sans prince et sans lois.

Notre vie Doit faire envie;

Sans pays, sans prince et sans lois.

L’homme est heureux un jour sur trois.

Tous indépendants nous nais-sons.

Sans église Qui nous baptise;

Tous indépendants nous naissons .\u bruit du fifre et des chansons.

Nos premiers pas sont dégagés.

Dans ce monde Où l’erreur abonde;

Nos premiers pas sont dégagés Du vieux maillot des préjugés.

.\u peuple, en butte à nos larcins.

Tout grimoire En peut faire accroin';

Au peuple, en butte à nos larcins.

Il faut d(“s sorciers et des saints.

Trouvons-nous Plutns en chemin,

.Notre bande

CHANSO^S

Gaiment tloniaiule; Trouvons-nous Plulus en cliemin,

En chantant nous tendons la main.

Pauvres oiseaux que Dieu Ix'nit ,

De la ville Qu’on nous exile!

Pauvres oiseaux que Dieu hénit,

.\u fond des bois pond notre nid.

A tâtons l’Amour, chaque nuit,

Nous attèle Tous prMe-méle; tâtons l’Amour, chaque nuit.

Nous attèle au char qu’il conduit.

Ton (eil ne peut se détacher.

Philosophe Di' mince étoffe;

Ton œil ne peut se détacher Du vieux coq de ton vieux clocher.

Voir c’est avoir, .\llons courir !

Vie errante Est chose enivrante.

Voir c’est avoir. Allons courir!

(!ar tout voir c'est tout conquérir.

.Mais à rhomme on crie en tout lieu, Qu’il s’ajiile.

Ou emupissi' au ;iît(';

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