II. 2I
CHAÎNSONS
IjB vaisseau vogue, et luenlAl l’équipage Sous un beau ciel saluera le printemps.
Moi seul je reste enchaîné sur la plage.
O bon Génie, ainusez-nioi longtemps.
Ici, que vois-je? est-ce un aigle qui vole Kt du soleil mesure la hauteur?
C’est un ballon ; voici la banderolt'.
Et la nacelle et le navigateui-.
L’audacieux, si la pitié l’inspire.
Doit de ces murs plaindre les habitants.
Librti là-haut, quel air pur il respiiv!
() bon Génie, amusc/-moi longtemps.
U’un canton suisse, ah! voilà bien l’image : Glaciers, torrents, vallons, lacs et troupeaux. J’aurais dù fuir quand j’ai prévu l’orage;
La liberté, là, m’offrait le repos**.
Je franchirais ces monts à crête immense.
Où je crois voir nos vieux drapeaux flottants. Mon cœur n’a pu s’arracher à la France.
O bon Génie, amusez-moi longtemps.
Dans mon désert encor quelque mirage!
Génie, allons sur ces coteaux boisés.
En vain tout bas on me dit : Deviens sage *’; Plie un genou, tes fers seront brisés, (bis.) Vous, qui, bravant le geôlier qui nous guette. Me rendez jeune à prés de cinquante ans, (/«s.) Sur ce brasier, vite, un coup de baguette. | ü lK>n Génie, amusez-moi longtemps. I
DK BERANÜER.