JIIMSTRE DE LA GUERRE, A NAPLES
Foggia, le 17 février 1807.
Monseigneur, si Votre Excellence daigne jeter les yeux sur l'état ci-joint , elle y verra que mes pertes réelles dans la dernière campagne montent à 12,247 francs, valeur d'environ trois années de mes appointements. Mes états de perte, réduits à la somme que la loi m'accorde, ont été remis en bonne forme à M. l'ordonnateur en chef de l'armée, il y a plus de six mois. J'ignore ce qu'il en a fait et ce que j'en puis espérer. Peu d'officiers de mon grade ont perdu autant que moi ; nul n'a servi avec plus de zèle. Plusieurs ont été remboursés intégralement. Sans prétendre à la même faveur, j'ose supplier Votre Excellence de vouloir bien considérer :
1° Que mes appointements me sont dus depuis le mois de mars 1 806 ;
2° Que depuis le mois de septembre dernier je ne touche aucune ration ni en argent , quoique officier attaché à l'état-major d'artillerie , ni en nature , quoique faisant partie d'un corps ;
3" Que je n'ai encore jamais rien reçu de mon traitement de la Légion d'honneur ;
Qu'enfin mes ressources s'épuisent, et que loin de pouvoir me remonter de manière à servir utilement, j'ai de la peine à subsister.
Votre Excellence trouvera ci-joint les pièces qui prouvent ces assertions. '