DU PSAUME SUPER FLUMINA BJBYLONIS
Au sem de cette ville insolente et perOde
Qu'habitent nos vainqueurs , Où règne un roi cruel , et qu'un fleuve rapido
Traverse entre les fleurs , Nous nous sommes assis le cœur rempli d'alarmes
Sur des bords trop heureux.
Les fugitives eaux ont emporté les larmes
Qui tombaient de nos yeux ; Par nos tremblantes mains nos lyres détendues
Ts'ont plus produit d'accords ; Kos harpes en silence ont été suspendues
Aux saules de ces bords.
Cependant ces cruels qu'un combat fit nos maîtres
Nous disaient : Devant nous,
' CeUe pièce est du père de Courier, homme fort instruit, au rapport de son lils. Paul-Louis faisait grand cas de ce morceau , et il en regrettait fort la lin, n'ayant jamais pu retrouver <jue ce fragment dans sa mémoire.
Chantez ces hymnes saints chantés par vos ancttrep
Devant le dieu jaloux ; Aux chants de Babylone unissez vos cantiques ,
Et vos voix à nos voix , Et faites retentir, dans nos sacrés portiques,
La harpe sous vos doigts.
. . . O discours qu'au cielle Dieu suprême
N'entend point sans courroux , Apprenez que son nom deviendrait un blasphème
Prononcé devant vous.
Nous ne pouvons chanter que les seules louanges
Du Dieu de l'Univers :
Éloignez -vous , fuyez , la foule de ses anges
Assiste à nos concerts.