‹ Œuvres complètes de P.-L. CourierChapitre 196 sur 203 · DU PSAUME SUPER FLUMINA BJBYLONIS · texte numérisé non relu

DU PSAUME SUPER FLUMINA BJBYLONIS

Au sem de cette ville insolente et perOde

Qu'habitent nos vainqueurs , Où règne un roi cruel , et qu'un fleuve rapido

Traverse entre les fleurs , Nous nous sommes assis le cœur rempli d'alarmes

Sur des bords trop heureux.

Les fugitives eaux ont emporté les larmes

Qui tombaient de nos yeux ; Par nos tremblantes mains nos lyres détendues

Ts'ont plus produit d'accords ; Kos harpes en silence ont été suspendues

Aux saules de ces bords.

Cependant ces cruels qu'un combat fit nos maîtres

Nous disaient : Devant nous,

' CeUe pièce est du père de Courier, homme fort instruit, au rapport de son lils. Paul-Louis faisait grand cas de ce morceau , et il en regrettait fort la lin, n'ayant jamais pu retrouver <jue ce fragment dans sa mémoire.

Chantez ces hymnes saints chantés par vos ancttrep

Devant le dieu jaloux ; Aux chants de Babylone unissez vos cantiques ,

Et vos voix à nos voix , Et faites retentir, dans nos sacrés portiques,

La harpe sous vos doigts.

. . . O discours qu'au cielle Dieu suprême

N'entend point sans courroux , Apprenez que son nom deviendrait un blasphème

Prononcé devant vous.

Nous ne pouvons chanter que les seules louanges

Du Dieu de l'Univers :

Éloignez -vous , fuyez , la foule de ses anges

Assiste à nos concerts.

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