‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 2 sur 174 · EN CINQ ACTES ET EN PROSE · texte numérisé non relu

EN CINQ ACTES ET EN PROSE

Représenté pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Française ^ le 25 juin 1767.

Une seule dëmarche hasardée m'a mise à la merci de tout le monde.

Eugénie y Acte III, Scène IF\

PERSONNAGES. Acteurs.

Le Lord Comte de CLAREN- ) .

DON , . ^mant d'Eugénie , \M. Bellecourt. cru son Epoux , | '

Madame MURER, tante d'Eu- \nj^ Préville génie , ' ' ) ' \r^ '

EUGÉNIE, fille du Baron, M"'. DoUgny.

SIR^ CHARLES, frère d'Eu- X^, fr.i^ne.

geme, ' . . > .^

' haut-4>ara , ami du Baron^ . ) . , . / DRINK, Valet -de- diambre l^ ^^^ du Comte de Clarendon^ ( * r^ *

^^Jv^'' ?'e«>°»e-de-chambre Iji^u^^ jPanier. d Eugénie, J

ROBERT, premier Laquais de \ »^ i?^,./;^ : JVIadaœeWer, - "^m.teuUe.

Personnages muets. '

Des Valets armés. '

(i) N.B, Les Directeurs de Troupe sont avertis que ce n'est point en sa qualité de premier Comique aux Français, que le rôle du Baron Hartley a été destiné à M. Préville j mais parce qu'il est grand G)médien. J'ai vu gâter en Province le rôle à^ Antoine dans le Philosopha sans le savoir; le Valet Comique, sachant que M. Préville l'avait joué àParis, s'en empara et se donna la torture pour rendra plaisant nn rôle dans lequel M. Préville Wus fait toujours pleurer..

.Habillement des Personnages y suivant le CoS" tume de chacun en Angleterre*

JLe Baron HARTLEY, vieux gentilhomme du pays de Galles y doit avoir un habit gris et veste rouge à petit galon d'or y une culotte grise y des bas gris roulés ^ des jarretières noires sur les bas ^ de petites boucles à ses souliers carrés et k talons hauts y une perruque à labrigadière ou un ample bonnet^ un grand chapeau à la Ragot2i^ une cravate nouée et passée dans une boutonnière de lliàbit, un surtout de velours noir pardessus tout rhabillement.

Le comte de CLÂRENDON, jeiiné homme de la cour; un habit à la française des plus riches et des plus élégants : dans les quatrième et cinquième actes ^ un fracq tout uni k revers

' de même étoffe/ ,....-

Madame MURER, riche veuve du. pays de Galles : une robe anglaise toute ronde, de êou-' leur sérieuse^ à bottes , sans engageantes , sur un corps serré descendant bien bas; un grand fichu carré a dentelles anciennes attaché en croix sur la poitrine; un tablier très-long, sans bavette , avec une large dételle au bas ;

^ des souliers de même étoffe que la robe ; une

barette anglaise à dentelle sur la tête ^ et pardessus un chapeau de satin noir à rubans de même couleur.

EUGENIE: une robe anglaise toute ronde, de couleur gaie, k bottes, comme. celle de madame Murer; le tablier de même que sa tante ; des souliers blancs, tm chapeau de paille doublé et bordé de rose; tme barette anglaise à dentelle sous son chapeau.

SIR CHARLES : un fracq de drap bleu de roi k revers de même étofife, boutons de métal plats, veste rouge croisée à petit galon; culotte noire, bas de fil gris, grand chapeau uni > cocarde noire; les cheveux redoublés en queue grosse et courte; manchettes plates et unies.

M* COWERLY, capitaine de haut bord: grand uniforme de marine anglaise; habit de drap bleu de roi à parements et revers de drap blanc , un galon d'or k la mousquetaire ; veste blanche , même galon; double galon aux manches et aux poches de l'habit ; boutons de métal en bosse unis; grand chapeau bordé; cocarde noire fort apparente , cheveux en cadenettes.

DRINR : habit brun à boutonnières d'or et à taille courte , fait à Tanglaise.

BETSY, jeune fille du pays de Galles: une robe anglaise de toile peinte, toute ronde, à bottes; très-petites manchettes ; fichu carré et croisé

sur la poîtrîne ; tablier de batiste très-long ; barette à Tanglaîse sur la tête ; point de chapeau (*).

La scène est à Londres, dans une maison écartée y appartenant au comte de Clarendon.

Pour P intelligence de plusieurs scènes, dont V effet dépend du jeu théâtral, fai cru det^ir joindre ici la disposition exacte du salon. Aux deux côtés du fond, on voit deux portes : celle à droite est censée le passage par où Pon monte chez mc^dame Murer; celle à gauche esLVap^ partement d^ Eugénie. Sur la partie latérçile du salon à droite, est la porte qui mène au jardin; vis-à^n)is , à gauche, est celle d^ entrée par où les msites s^ annoncent. Du plafond descend un lustre allumé ; sur les côtés sont des cordons de sonnettes dont on fait usage. Cette vue du salon est Paspect relatif aux spectateurs. En lisant la pièce, on sentira la nécessité de connaître cette disposition des lieux que fai indiquée en partie dans le dialogue de la première scène.

(*) Ces détails d'habillements ont paru peu nécessaires à bien des gens. Nous les conservons pour donner au dixneuviëme siècle une idée des costumes du dix-buitiëme. Ils deviendront plus curieux de jour en jour.

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EUGENIE.

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