‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 49 sur 174 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Madame MURER, SIR CHARLES.

Madame Muhbr rentre, et dit à des gens qui sont derrière elle :

J^ 'entrez que quand on vous le dii-a ; vous vous rangerez tous vers la porte, et à sa sortie

i64 E U G É NM E,

TOUS fondrez sur lui et Farrêterez. Prenez bien garde qu'il ne vous échappe. ( Elle trat^erse le Salon en silence et rentre chez Eugénie. Les Laquais retournent au jardin, )

Si a Charles après ayoir écouté.

U y a de la trahison ! Serais-je assez heureux pour être a mon tour utile à riioû nouvel ami ?

LE BAtlON, SIR CHARLES.

Le Baron entre par la porte du vestibule , le cliapeau sur la tête et Vépée au côté sans lumière.

JL E projet de ma sœur m'inquiète ; Clarendon serait-il ici?

SïR Chàri.£S tire son épée^ et marchant fièrement au Baron ^ lui met la pointe sur le cœur, et lui dit :

Qui que vous soyiez , n'avancez pas.

Le Baron crie y en portant Ut main à la garde de V4p^ • Quel est doac rin^olent ?

Sir Charles divn ton ewxap plus fier.

N'avance pas , ou tu es mort.

LE BAROW, sm CHARLES.

Des witeis armés entrent préeipit^ammeM ai^c des flambeaux àUwn^ par ia porte du jardin.

Le Baron reconnaissant Sir Charles.

MoNfitel

O Ciel I mon père 1

L B Baron.

Par quel bonheur es -tu chez moi à cette

heure ?

Sir Charles.

Chez TOUS ! Et quel est don^ cet appartement ? ( Montrant celui oii il a ^vu entrer h Comte* )

i66 EU GÉNIE,

. Le Baron.

C'est celui de ta sœur.

Sir Charles avec un mowement terrible.

Ahi grands Dieux ! Quelle indignité !

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