‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 71 sur 174 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

et de ^éducation de sa nièce, et je dois ,Ja garantir par mes soins

MÉ LAC fils. .

garantir!

Méljlc père. ^ ,

Elle n^estplus un en£int^ mon. fife; et ces Êuniliarités d'autrefois :<.*..;.

Mélàc fils, un peu déconcerté. ' • 'T J'espère ne jamais m'oublier devant elle, et lui montrer toujours autant de respect que je renferme d'attachement»

M É L A c père.

Pourquoi le renfermer, s'il n'çst'que raisonnable? Riez avec elle, dans la société, devant moi , devant son oncle > très-bien ': tnais ' c'est lorsque vous la trouvez s^eule, mon fils, qu'il faut la respecter. La première punition de celui qui manque à la décence , est d'en perdre bientôt le goût ; une faute en amène une autre , ' ellés~ s'accumulent; le cœur se déprave; on ne seiit plus le frein de l'honnêtajé que pour s'armer ' contre lui : on commence par être Êiible, on finit par être vicieux.

M £ L A c fils , déconcerté.

Mon père , ai-je donc mérité une aussi sçy ère réprimande?

Théâtre. I. i4

lO LES DEUX AMIS,

' Mêla c père , d^un ton plus doux.

Des avis ne sont point des reproches. Allez > mon fils f mais n'oublier jamais que la nièce de votre ami, du bienfaiteur de votre père, doit être sacrée pour vous. Souvenez-vous qu'elle n'a point de mère qui veiUe à sa sûreté* Sônge2 que mon honneur et le vôtre doivent kXte, ici les ap-* puis de son innocence et de sa réputation. Allez vous habiller.

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