ACTE III
M É L A c père.
Il est die^ moments où , forcé de se taire, il doit se contenter du témoignage de son cœur.
AuRELLY^ hors de lui.
Le témoignage de son cœur! L'intérêt personnel renverse ici toutes les idées.
Mjélac père, emporté par la chaleur d^Aurelly.
Eh bien ! injuste ami.... ( à part. ) Ah Dieux ! qu'allais-je faire !
Tu voulais parler.
Mélac père, a^^ec chagrin.
Je ne répoîidrai plus. ( // va s'asseoir. )
AuRELLY, indigné.
Va! tu pie fais bien du mal; tu me rends à jamais soupçonneux, méfiant et dur. Toutes les fois que je verrai l'empreinte de la vertu sur le visage dé quelqu^un, je me souviendrai de toi.
Mélac fils, en colère.
Finissez, Monsieur.
Je dirai : ce masque imposteur m'a séduit trop long-temps , et je fuirai cet homme.
28o LES DEUX AMIS,
Mélac fils.
Fmi^e^s^ vous disTJe* Quitter ^ ce toa outrai geaat ! Pe quej droit osez^vays Iç preaciri^ sueç niQn père?
Quel droit, jeuue bornée? Celui qve touiii àme honnête a sur un coupable.
M É L A c fil^.
L'est-il à votre égard ?
Oui , puisqu'il se manque à lui-m^me*
M4lac fils, outpe.
Arrêtez, ou je ne garde pjus de mesure avec vous...»
Mélac père, se lepant.
Quel emportement, mon fils! il a raison, et si j'avais à rougir de ma conduite, les reproches de cet honnête homme...? {jaisçez-nous.