‹ OEuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 4 sur 41 · DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

DE L'ÉDITEUR

amour de leur patrie , eurent cependant , dans des siècles et dans des pays qui différaient en tout , un rapport assez singulier , celui d'être toujours accusé et toujours justifié.

La gravité peut-être trop affectée du premier , la légèreté plutôt apparente que réelle du second , rirent croire à leurs envieux qu'ils parviendraient à les perdre dans l'esprit public , et l'intégrité de leur conduite les montra toujours exempts de reproche dès qu'on porta l'œil scrutateur de la justice sur leur conduite.

Les pièces qu'on lira dans la suite de ce volume sont d'un ton plus grave que les Mémoires précédents. Mais dans des jours atroces la plaisanterie, les sarcasmes eussent été trop déplacés. Ce n'était pas quand les trônes s'écroulaient , quand les Français commettaient un crime , dont les seuls Anglais avaient donné l'exemple au monde , qu'on pouvait emploj^er pour sa propre défense l'arme du ridicule , et M. de Beaumarchais était trop profondé-

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