‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 259 sur 270 · FIN DU DISCOURS SUR LES DUELS ET DU SIXIÈME VOLUME · texte numérisé non relu

FIN DU DISCOURS SUR LES DUELS ET DU SIXIÈME VOLUME

APPENDICE

I. — Lettre , à Henri lit, de Bussy d Amboise demandant le combat contre Quitus.

(Page 191, note 1.)

Sire, je croy que Votre Majesté sera üdellement advertie de la façon que je fus l’autre jour assailly, qui me gardera vous en importuner comme de chose dont la redicte ne pcult contenter l'aureille d’une âme généreuse. Seulement me meU-je à vos pieds. Sire , pour vous supplier très humblement , comme vostre très humble et très fidel subject et serviteur, il vous plaise me fère justice. Vous me la devez comme chose que le Tout-Puissant a mis entre vos mains avecq le sceptre, pour la départir à ceux qui la vous demandent, comme présentement je fais , et en toute humilité, n’alléguant ny vos delfences viollées, ny la forme dont je fuz attaqué, pour me satisfaire; mais qu'il vous plaise, Sire, pardonnant au sieur de Cayluz l’intérest de son offence, permettre soubz l'assurance d’un cavallier d’honneur tel que Monseigneur votre frère nommera, s’il luy plaist , comme je l’en ay très humblement requis , je me puisse contenter avec ledict Cayluz par la voyc que les hommes d’honneur tiennent en leur vengeance, encor que l’acte dont je me plains ne m’oblige à telle raison. Mais je le vous demande à genoux, à mains joinctes et plus que très humblement, Sire, protestant devant vos Majestez où je m’incline en toute humilité que , trois jours après l’assignation seurement recognuz, je m’y trouveray en la mesme façon que Monseigneur vostre frère ordonnera, et sans toutes les cérémonies que recherchent ceux qui ne veulent venir aux mains.

Sire, je supplie le Créateur vous donner très heure uze, très longue et bonne vie.

De Sureine, ce 3* febrrier 1578.

APPENDICE

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