DISCOURS SUR LES COURONNELS DE L'INFANTERIE DE FRANCE
(Suite). P. t ■ S3t.
M. de Taix, premier c.ouronncl général, page I ; légions d’Auguste; services de M. de Taix qui doit son avancement à une dame de la cour; rébus porté par cette dame ; conduite de M. de Taixà la bataille deCerisoles; Monluc; le capitaine VillefraDche, 2. M. de Taix fait tuer son cheval avant la bataille, 3,12. Dispute du sergent de bataille la Burthe et d’un gentilhomme qu’il tue, 3-3 ; éloge de la charge de sergent-major, 6-1 0 ; mot de Charles V à Villandrado, à la journée de Dina, 6, 7 ; voyage de Brantfime à Malte; différend entre le maréchal Strozzi et le connétable de Montmorency au sujet du capitaine Sarriou et du capitaine Hortolan, sergent-major du régiment des gardes du roi, 7-1 0 ; cas que les Espagnols font de la charge de sergentmajor ; gros bâton qu’il doit porter à la main ; le capitaine Salines, 10-12 Mestres de camp et sergents-majors d’aujourd'hui ; Spartacus fait tuer son cheval; Plutarque, cité, 12, note 1. Troupes que M. de Taix mène à François I" au camp de Jalon; armée de Charles-Quint; terreur des Parisiens; mot du roi A ce sujet; armée du dauphin, 13; le capitaine Grille; Ménard, cité, 1 k note 1 ; paix avec l'empereur ; guerre de Boulogne contre le roi d’Angleterre; Monluc, cité ; M. de Taix disgracié à la mort du roi, par l’influence de Diane de Poitiers et du connétable de Montmorency; son état est partagé entre l’amiral Coligny et Bonnivet, 14. Regrets sur la mort de la Chasteigneraie qui avait fait faire des balles d'or pour tuer l’empereur; le couronnel Fronsberg et le pape Clément VII ; la reine Jeanne de Naples et son mari, 13. Belles ordonnances de Coligny sor l'infanterie, 16-17; brigandages des troupes avant lui; ordonnances de Langey et du prince de Melfc ; Coligny fait capituler Boulogne qui avait été assiégée inutilement avant lui ; Monluc,
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cité, 17, 18. Cruauté des Anglais que Coligny force à demander la bonne guerre; ce qu’il en dit à Brantôme; terribles représailles qu'il fait exercer sur les paysans du Périgord, 18, <9. Sa réputation de cruauté non méritée ; sa belle conduite lors de l'expédition d’Allemagne, 19, 20, 22. Erreur de Paradin; siège de Haguenau; M. d’Estauges, 20, il. Bévues des historiographes et de quelques gens de guerre; MM. Akakia et Femel; canonnade et arquebusade, 21, 22. Coligny succède à Annehaut dans la charge d’amiral ; Andelot et Sipierre, prisonniers ; son exploit au combat de Renty ; Tavannes et Guise, 22, 23 ; Coligny introduit deux enseignes couronnelles blanches ; les capitaines Boysseron et Valeron ; il cède son état de couronnel à son frère Andelot, 24, 25. Rupture de la trêve de Vaucelles; siège de Saint-Quentin où Andelot parvient à entrer; il est pris et se sauve, 25, 16; prise de Calais; mot de Guise sur Andelot; Strozzi; d’Estrées; Henri II fait arrêter Andelot pour cause de religion, 26, Ce que Brantôme entend raconter sur lui à des soldats espagnols ; Monluc commande en son absence ; négociations à Cercamp, 27, Lors des guerres civiles, la charge d‘ Andelot est donnée à Randan; Platon, cité, 28 ; influence des dames sur vaillance ; combats, duels et valeur des jeunes gens de la cour dont on se moquait à tort, 29-30; combat singulier de Randan et de Louis d’Avila devant Metz; Archives curieuses , citées, 30. Listenois à Metz; Brantôme au voyage de Malte; influence du point d’honneur et d’amour, 31 ■ Belle conduite de Randan, blessé à Bourges; sa mort au siège de Rouen; son tombeau par le sieur de Tortron, 33, 34 ; ses bons mots sur M. de Guémené et M. de Bueil, 35. M. de Martigues lui succède ; son éloge, siège du Petit-Leight; capitaines qui s’y trouvaient; ambassadeurs pour la paix : MM. de Randan, de Monluc, de la Brosse, de Pellevé, 36-38, M, de Martigues enlève de vive force un de ses capitaines saisi par les sergents ; suites graves de cette affaire, 39-41. Eloge de la justice du temps passé; prison du baron de la Garde ; Ferdinand de Gonzague et les soldats révoltés, 41, 42. Crainte des gens de justice. Le maréchal de Biroir et un de ses capitaines; le capitaine Mazères, conjuré d’Amboise; Dauteclaire, 42, 43, Sixte-Quint et le neveu du théologal d’Espagne, 44-45. Attaque de Paris par les calvinistes; Condé; M. de Guise; M. de Martigues; bataille de Dreux, 46, 48 ; siège d’Orléans ; Andelot remis en sa charge
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de colonel; M. de Martigues s’habille en gendarme. MM. des Cars, de Bellegarde, de Massés, de Boisjourdan, 48, 49. M. de Martigues, gouverneur de Bretagne; ses exploits contre les calvinistes; sa mort, 50. Sa parenté avec Brantôme. Orgueil des princes ; ce que le grand-père de Brantôme, André de Vivonne, en dit à Louise de Savoie, 51, 52. L’enfer de Rabelais; réflexions de Brantôme sur les grands, 53. Siège du Havre où Coligny et Andelot n’assistent pas; Andelot au siège d'Orléans, où il est atteint par une balle de Strozzi, 53-55. Voyage de Charles IX en France ; plaintes d’Andelot à la reine au sujet de ses privilèges de couronnel, 56 ; mode de nomination des capitaines; la charge de couronnel est érigée pour Espernon en charge de la couronne, 56, 57. Mort d’Andelot et de Brissac.
Ph. Strozzi, couronnel général des bandes françaises ; Timoléon de Cossé, comte de Brissac, couronnel général des bandes de Piémont; La Rivière-Puytaillé, d'Aunous, 58, Erreur des historiens; vaillance de Strozzi à La Roche-Abeille, où il est sauvé par Saint-Loup et pris; capitaines qui y sont tués; exploit de M, de Mouy, 59-61. Brantôme est capitaine sous Strozzi, dont il fut toujours l’ami et le compagnon; assaut donné à La Rochelle; Goas, Monluc, d'O, Sourdiac, Lancosne, 61-63. Conseil tenu dans la tente de Monsieur; ce que Brantôme y dit à Monluc; panique dans l’armée royale, 65, 66. Porte-enseigne romain à la prise de Rome par Bourbon ; courage de Monsieur, 67. Commencements de Strozzi; il est nommé couronnel; Cossains, beau-frère de Monluc; sa piaffe ; l’un des meurtriers delà Saint-Barthélemy ; ses remords et ses pressentiments ; il est tué au siège de La Rochelle; mot de Charles IX sur lui, 68-70. Goas, meurtrier de la Saint-Barthélemy, meurt aussi devant La Rochelle, 71-72. Digression de Brantôme sur les arquebuses de Milan , les fourniments , leur fabrication et leur introduction en France par Andelot et Strozzi, 72-84; canons de Pignerol pour la chasse; les janissaires; compagnie d' Andelot à Rouen; mot de M. de Guise, 74. Négrol, marchand de Milan, 75 et suiv.; Gaspard, armurier de Milan, 75 et suiv. Strozzi à Malte ; son adresse à l’arquebuse et au mousquet, 78, 80. Corcelets et morions gravés, 79-80. Armée française àTroves, 79. Strozzi introduit les mousquets en France, 80-83 ; siège de La Rochelle; Saint-Geniez ; le Fouilloux; la Haye; Berre ; Saint- Denis ; Callais, Mousquet donné par Strozzi à Brantôme qui le
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prête au duc de Cuise; il prête aussi à Henri de Navarre la première arquebuse à mèche dont celui-ci se soit servi, 80-81.
• Passage du duc d’Albc en Flandre où il mène des mousquetaires. Charles IX commande à Strozzi de faire faire des mousquets à Metz ; leur mauvaise fabrication. Strozzi en fait venir de Milan. Etant jeune garçon il se sauve avec Jean d’Este de la maison paternelle, en volant quelques pièces d’argenterie; ce qu’en dit son père, 84-85. Son éducation ; ce qu’il raconte à ce sujet à Brantôme; son instruction, 85. Son incrédulité; ce que la reine mère dit à Brantôme sur lui, 86. Son estime des Espagnols; son combat naval; sa mort, 87-88. M. de Beaumont, son gouverneur; il est mal servi des siens, et entre autres de Saintc-Soline qui est mis en prison. Entretien du duc de Guise et de Brantôme à ce sujet. Le jeune Lansac, 88, 89. Strozzi n’était ni bon ami, ni mauvais ennemi. Son ingratitude envers Brantôme à qui il fait rompre un mariage, 90. Forcé de se défaire de sa charge de couronnel , il reçoit en échange 50 000 écus; il achète Brcssuire; fortune qu’il apporta en France, 91.
Espernon, couronnel de France après Strozzi; sa faveur à la cour où il est appelé monsieur; pamphlet contre lui, 92-93. Il s’empare de Chorges; son entreprise sur Marseille, 94. Bastille qu’il fait construire devant Aix, où il est blessé. L’empereur Frédéric II devant Parme. Les habitants d’ALx rappellent Lesdiguièrcs, 95-96. Haine que l’on portait à Espernon; entreprises faites contre lui à Angoulcme, 97. Sa querelle avec M. de Longueville à Corbie, 90-98. Ses blessures ; danger auquel il échappe à Brignolles. Son chirurgien Sourlin; ses titres et ses gouvernements, 100. Il est forcé de se démettre du gouvernement de Normandie qu’il cède à M. de Montpensier; mot de celui-ci à ce sujet, 100-101. Nombreuses compagnies qu’il avait sous lui. M. de Taix au camp de Jalon; réflexions de François I" à ce sujet, 101-103. Espernon refuse à Henri IV de se défaire de sa charge de couronnel pour M. de Chastillon.
François de Gouffier de Bonnivct, couronnel des bandes du Piémont. Sa beauté; son agilité; le meilleur sauteur de la cour avec Henri II qui l’empêche un jour de se noyer. Sa libéralité; ses capitaines Villemaigne et Taix ; Cossains, grand bravache ; ses soldats bien entretenus. Ce que Brantôme entend dire à un capitaine sur le capitaine La Chasse et le luxe de ses soldats. Riche habillement du caporal Alebret, 106. Magnificence de la
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compagnie couronnelle ; MM. de Piennes, Charny et du Lude. Voyage de Henri II en Piémont. Le connétable réprime le luxe des soldats, 107-108. Révolte pour la gal)clle en Guyenne. Bonnivet cherche à apaiser les querelles dans ses troupes; dnels qu’il permet sur le pont du Pô; les hola du Piémont. Querelle de la Chasse et de Riolas , 108-109. Critique do l’historien Paradin, 109-110. Bonnivet défend Santia contre le duc d’Albe ; ses capitaines L. de Birague, Moret, Théode Bedaine, Il 0-1 -H, Bande de violons qu'il fait jouer le jour de l’assaut; son e’ioge; son malheur de n’être pas mort en combattant; meurt à Saint-Germain, peu visité, à cause du connétable, Son tombeau, par Joachim du Bellay, Il î.
François de Vendôme, vidante de Chartres, succède à Bonnivet, 113; sa libéralité; il mène avec grande magnificence l’Espagnol Artiague à un duel en Italie, 114. 11 est parrain de Fendilles dans un duel ; refuse d'épouser la fille de Diane de Poitiers; festin somptueux qu’il donne en Angleterre pour la paix entre la France et l’Angleterre ; sa chasse en Ecosse ; repas qu’il y fait et qui est raconté à Brantôme par M. de Montmorency, 113-117. Beauté de ses troupes; aimait le vert pour l’amour d'une grande dame, SI 7. Sa vaillance au siège de Metz; se de'guise en batelier, et fait prisonniers un certain nombre d’Espagnols, 118-119; sa conduite en Piémont; est nommé gouverneur de Calais; son entreprise sur Saint-Omer; cède sa charge à son parent Louis de Bourbon, prince de Condé. La paix, cause des guerres civiles en France; dicton des Bourguignons et des Flamands sur les Français, 119-120, Il se retire de la cour après la mort de Henri II ; soupçonné d’ètrc de la conjuration d’Amboise, il est emprisonné à la Bastille; mot du duc de Guise à l’amiral. Brantôme voit la douleur de Guise sur cet emprisonnement; César et Pompée, 121. Catherine de Médicis blâmée à ce sujet ; il meurt peu de temps après sa mise en liberté; sa retraite à la fin de ses jours; son amour pour une More, 122-123. .
Le prince de Condé, Louis de Bourbon, succède au vidame de Chartres ; réflexions de Brantôme sur les écrivains protestants. Gouverneur de Picardie, il quitte sa charge de couronnel, 184.
Timoléon de Cossé, comte de Brissac, est nommé couronnel des bandes du Piémont; réflexions sur le nom de Timoléon et comment il fut donné au comte, 1 25. Brissac a pour précep-
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teur Buchanan et pour gouverneur Sigongnes. Éloge de sa mère et de ses sœurs; ses premières armes; s’attache au duc de Guise qui en fait l’éloge, 126-128. Entreprise manquée sur Lyon, 128-129. Il fait avec Brantôme le voyage de Malte ; défait les huguenots à Saint-Florent; sa conduite à la bataille de Jarnac; sa cruauté contraste avec la douceur de son visage, 130-131. Strozzi fait noyer huit cents filles de joie qui suivaient son armée ; comparaison avec ce qui se passe dans les armées espagnoles, 132-133. Mot de Coligny sur Brissac qui est tué au siège de Mucidan, 133-134. Charbonnière, soldat périgourdin qui l’avait tué, est pendu, malgré les efforts de Brantôme; réflexions à ce sujet; Alexandre et les assassins de Darius; le marquis del Gouast et le meurtrier de François de Saluces ; mort de Jean de Pompadour. Éloge de Brissac ; ses projets ambitieux, 134-133. Querelle qu'il voulait faire au sujet de la cornette blanche au frère de Brantôme, Ardelay, et sa querelle pour le même motif avec le comte de Sommerive. Mauvais procédés de Strozzi, 136-138; querelle de Brissac avec Sarlabous. Strozzi blâmé; sa sœur, Clarisse Strozzi, 139- 140. Éloge de Brissac qu’on appelait pigeon; son adresse- Jules, Milanais, et Aymard, de Bordeaux, excellents maîtres d’armes. Le lutteur Cole, Ferrarais. Brissac excellent danseur; scène de danse et de musique à laquelle Brantôme assiste dans la chambre de Charles IX ; Locman, excellent joueur de luth, 141-142; amour de Brissac pour une grande dame; mœurs de cette dame, 142-143; il courtise inutilement une dame de Guyenne que Strozzi voulait épouser, 143. Mot d’un gentilhomme sur lui et Bussy, 144,
Charles de Cossé, comte de Brissac, son frère, lui succède dans la charge de couronnel. Il accompagne Strozzi dans son expédition de Portugal, et porte à la cour les nouvelles de la défaite de celui-ci. Il est mal vu à ce propos. Le duc de Guise engage Brantôme à le soutenir 146-147; malheureux à la guerre; mauvais capitaines dans les armées depuis les guerres civiles; soncombatcontreM.de Malicornc devant Poitiers ; mort du capitaine Espanes, 146-148 ; Brissac livre Paris à Henri IV, 149; mot de Mme de Monpcnsier sur lui; réllexions sur sa trahison; gentilhommes que l’on peut appeler seigneurs. Brissac député aux seconds états de Blois; le duc de Nevers; autres députés de la noblesse : MM. de Rochefort, de Rochepot, de