‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 179 sur 181 · CXLVII · texte numérisé non relu

CXLVII

SUR m"* de piexxe -.

Mon Dieu, qu'Amour m'a faict passer de tristes nuicts Dès lors qu'elle eût porté ma liberté en gage Dans le sein de Pienne où je suis en servage. Je suis pis qu'un pasteur, lequel despuis

Qu'il a paît ses brebis, s'en \ient fraper à l'huis De sa maison, où il vit avec son mesnage Et s'endort à son aise et sans sentir la rage, La rage, sans sentu" la guerre et les ennuis

Qu'alors je sens ; car or' je la voy une Hélène,

Or' une Pallas, or' une Vénus, pleine

De ses beautez qu'elle prend pour son Mars baiser.

C'est un caméléon, qui retient couleur telle De beauté qui luy plaist. Ainsi l'amant fidèle Quand il a tel object ne scauroit refuzer.

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